Un weekend ensoleillé à Londres

Cette année pour le long weekend de Pâques nous avions choisi de retenter l’aventure Blind Booking. Cette fois, notre voyage surprise nous a emmené à Londres. J’y étais déjà allée deux fois avant, chaque fois une journée étant petite, mes souvenirs étaient donc assez minimes.

Nous sommes partis vendredi soir (pour la petite histoire amusante, décollage à 19h45 de Cologne, arrivée à 19h55 à Londres Stansted :)). Entre l’aéroport de Cologne et celui de Londres, nous avons subi 4 contrôles d’identité. Moi en tant que Française, j’ai eu droit au contrôle avec options : questions de pourquoi je suis en Allemagne pour prendre l’avion pour Londres ; identification très approfondie de ma carte d’identité et comme personne ne sait lire le français, ils ont tous cru qu’elle n’était plus valable car faite en janvier 2017 – ce n’est pas comme si juste au dessus il était écrit janvier 2032 …- ou alors que c’était carrément une fausse carte d’identité. En soi, je n’ai rien contre ces contrôles bien sûr, mais ca m’irrite que moi je sois soupçonnée alors que de vrais terroristes ne se font pas prendre. Mais après plusieurs sueurs froides (parce que j’ai bien failli subir un interrogatoire approfondi ou même tout simplement avoir interdiction de prendre l’avion), j’ai finalement pu prendre place avec les autres passagers. Une heure de vol plus tard,bous atterrissions à l’aéroport, encore un contrôle d’identité (et un mini interrogatoire) avant de courir prendre le bus qui nous attendait pour rejoindre Londres et notre hôtel qui se trouvait à Paddington, juste à côté de Hyde Park.

Visite aux écureuils de Hyde Park

jour 1

Nous avons commencé la journée de samedi par un bon petite déjeuner, anglais pour mon mari, « continental » pour moi (avec croissant et pain au chocolat aussi bons qu’en France). Une fois le ventre plein, nous pouvions attaquer notre première journée de tourisme dans la capitale anglaise. Un peu comme une tradition chez nous, nous avons débuté par un tour de la ville en bus, pour avoir un aperçu des principaux monuments en plus d’avoir des informations actuelles et historiques sur la ville, le tout sous un superbe soleil qui nous aura suivi tout le séjour (ok, on a eu quelques nuages mais de pluie, chose que nous n’osions pas espérer). Nous sommes descendus à la Tour de Londres que nous avons visité. Autant l’intérieur de l’enceinte nous a plus, autant les quelques salles où nous sommes rentrés nous ont plutôt déçus : peu de choses à voir et les quelques histoires et objets étaient superficiels, comme une introduction qui n’est pas poursuivie et qui nous laisse sur notre faim. En parlant de faim, celle-ci commençait à nous tenailler, aussi une pause fish and chips / hot dog and chips  s’est imposée à la sortie de la tour.

Une petite pensée aux victimes de l’attentat quelques semaines plus tôt

La deuxième partie de la journée nous a mené tout d’abord devant Buckingham Palace pour faire un coucou à la Reine (qui n’était pas là). Nous avons poursuivi par une promenade dans St James’s Park adjacent au palais pour remonter sur Picadilly Circus, célèbre pour ces panneaux tv publicitaires géants qui sont en réparation jusqu’à l’automne, nous n’avons donc rien vu. Nous avons continué sur l’immense et bondée rue shopping d’Oxford Street pour revenir à pied à Hyde Park et notre hôtel. Sans grande surprise, nos pieds étaient assez douloureux après cette longue marche.

Londres est connue aussi pour ces nombreux restaurants de tous les horizons et pour notre premier soir, nous avons été attiré par un restaurant indien, le Noorjahan 2, pas loin de notre hôtel. La cuisine indienne que nous avons un peu découvert ce soir-là nous a vraiment plu et nous ne manquerons pas de chercher des restaurants indiens vers chez nous pour en faire découvrir un peu plus à nos papilles.

Londres colorée

Jour 2

Au matin de notre deuxième journée dans la capitale anglaise, notre programme était de nous rendre au Camden Market. Pour cela, il nous fallait prendre le métro avec un changement à King’s Cross, une des grandes gares de Londres avec une attraction que je ne pouvais pas manquer : le lieu de la fameuse voie 9 3/4 connue par tous les fans d’Harry Potter. Une longue file d’attente était devant ainsi que devant le magasin juste à côté pour faire un cliche aux couleurs de Poudlard. Pour ma part, je me suis contentée de photos extérieures, ce qui en valait déjà la peine.

Le Camden Market, c’est une rue avec plusieurs marchés et boutiques où l’on trouve des habits et des babioles en tout genre souvent pour pas très cher et des milliers de gens au kilomètre carré. Au final, il y a environ 1000 boutiques, mais les articles sont quasiment toujours les mêmes, donc on a vite fait le tour. Le côté plus intéressant, c’est le marché « fast food » avec la possibilité de goûter pleins de produits originaux et exotiques. Nous n’en avons malheureusement pas vraiment profiter parce que nous avions encore notre petit déjeuner dans le ventre, mais c’est vraiment dommage. Si vous avez l’occasion d’y aller, allez-y le ventre bien vide! 😉

Un aperçu des fast food

Nous sommes ensuite revenus au centre de Londres, notre objectif suivant étant de visiter la célèbre boutique M&M’s World ouvert tous les jours toute l’année … sauf le dimanche de Pâques! De tous les magasins de Londres c’était un des très rares à être fermé ce dimanche-là, nous n’avons donc pu le voir que de l’extérieur.

Nous avons continué notre visite avec un passage plus qu’agréable dans Notting Hill. Agréable car les maisons y sont jolies, colorées et fleuries, mais surtout, le calme y régnait! Et cela contrastait énormément d’avec le centre ville ressemblant à une fourmilière géante. Ceci dit, c’est sur le coup que je me suis dit que j’aurais du chercher avant où aller exactement, par exemple, quelles maisons ont servi pour tel ou tel film, les incontournables, etc. Mais cela n’en a pas rendu moins charmante notre balade. Des fois, cela fait vraiment du bien de se promener sans but quelconque. Nous avons seulement suivi une direction certaine pour rejoindre Hyde Park et notre hôtel pour faire une pause avant de ressortir le soir.

Cette fois, nous avons choisi de manger dans un pub anglais, histoire de se la jouer un peu local aussi. Puis nous sommes partis à l’assaut de Londres … la nuit. J’avoue qu’au départ, je n’étais pas très chaude pour cette excursion. Fatigue mais aussi une pointe d’inquiétude quant à ce qui pouvait se passer (les attentats de Londres étant encore très présents dans les esprits) mais finalement, je suis contente d’être retournée au centre. Londres de nuit, c’est des lumières partout qui mettent encore plus en valeur les monuments phares de la capitale. Nous nous sommes même offerts le petit luxe d’attendre dix minutes que BigBen sonne la nouvelle heure :).

London by night

Voilà donc pour notre petit séjour londonien qui nous a bien plu. Je ne dirai pas, comme nombre de mes connaissances, que je suis amoureuse de Londres et je n’irai pas 40 fois par an. Mais j’ai bien aimé la ville et si un jour je devais y retourner, j’ai déjà plusieurs idées de choses que je n’ai pas pu faire cette fois-ci :). Et surtout, je reviendrais avec une valise pour pouvoir acheter plein de gourmandises 😀 ! (parce que je n’ai quasiment rien pu acheter car je n’avais qu’un sac à dos en cabine et que presque tout est interdit!)

Je reviendrai d’ici peu avec un article plus court sur Cambridge. Vous pouvez en attendant déjà découvrir les photos sur Facebook.

[ Photos ]

Sur le « pont de la météo »

Témoignage de Miryam

Après cette petite trêve de Pâques, me voilà de retour parmi vous avec un nouveau témoignage! Aujourd’hui, c’est Miryam, qui présente sous forme d’interview son parcours franco-germano-autrichien et qui nous livre de jolies photos de la ville de Linz où elle vit actuellement 🙂

1. Bonjour Miryam et merci pour ta participation! Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Miryam, j’ai 25 ans. Après une année en Allemagne où j’ai fait un séjour Erasmus, je me suis expatriée en Autriche, à Linz où je suis assistante de français. Je suis une ce qu’on appelle une mordue d’Allemagne, et une nomade voyageuse.

2. Quel est ton parcours en Allemagne?

Mon parcours en Allemagne a débuté en 2010, par un premier voyage à 18 ans à Hambourg où j’ai passé quelques mois. Il faut savoir que j’ai appris l’allemand seule parce que je suis tombé littéralement amoureuse de ce pays. Depuis ce premier voyage, je n’ai eu de cesse de visiter ce pays : Berlin, Kiel, Hanovre, Francfort, Stuttgart, Heidelberg etc… C’est assez amusant d’ailleurs, parce que j’ai l’impression de plus connaître l’Allemagne que mon propre pays. Puis ayant toujours eu la volonté de faire un séjour Erasmus depuis des années, c’est naturellement en Allemagne qu’il s’est fait. Pendant un an entre 2015 et 2016, j’ai vécue à Mannheim dans le Bade-Wurtemberg.

3. Quelle ville d’Allemagne t’a le plus plu? Et pourquoi? Et laquelle t’a le moins plus? Pourquoi?

Sans aucune hésitation : Berlin. Parce que j’en suis véritablement amoureuse. C’est ma ville de cœur. J’y suis allée 13 fois. J’aime cette ville parce qu’elle a un énorme vécu qui m’a profondément touchée. C’est un musée à ciel ouvert.

Celle que j’aime le moins : Hanovre. Parce que j’y ai de mauvais souvenirs, mais surtout parce qu’elle ne m’a pas impressionné. Je ne l’ai pas trouvé intéressante et je trouve qu’il n’y a pas énormément de choses à voir à part les Nanas de Niki de Saint-Phalle.

4. Comment est la vie en Autriche?

La vie en Autriche est assez paisible et intéressante. Je vis à Linz, troisième plus grande ville du pays après Vienne et Graz. Elle se situe à mi-chemin entre Vienne à l’Est et Salzbourg à l’Ouest. C’est une ville entourée de verdure et de petites montagnes.

5. Remarques-tu de grosses différences entre la vie en Allemagne et la vie en Autriche?

À vrai dire, et c’est assez surprenant, pas vraiment. Si ce n’est que les Autrichiens sont plus « souples » que les Allemands, chose qu’eux-mêmes revendiquent. Il y a aussi le language. Pour des néophytes, ça peut vraiment être perturbant au début, mais on s’y fait très rapidement. Depuis que je suis ici, j’ai l’impression de réapprendre l’allemand puisque tout ce que j’ai appris n’est pas forcément utile ici. Par exemple, pour dire bonjour. En Allemagne, c’est « Hallo » ou « Guten Tag », en Autriche on dira « Servus » (On dit aussi Servus dans le Bade-Wurtemberg) et « Grüß Gott » (Dieu te salut), ce sont de petites choses mais ça perturbe au début. Pour le reste, je ne vois pas de différence, je ne me sens pas perdue dans les supermarchés puisque je retrouve les mêmes produits que ceux que j’acheté en Allemagne, à la différence qu’ils sont un peu plus cher parce que oui, le coût de la vie est globalement plus cher en Autriche, mais le salaire est en conséquence

6. Quels sont tes projets pour le futur proche? Allemagne? Autriche? France? Ou tout autre chose?

… Allemagne ! J’ai beau faire et refaire le tour et aller ailleurs, je finis toujours par y revenir. Je rentre en Allemagne, à Mannheim là où j’ai fait mon Erasmus pour y poursuivre mes études en Master et je pense m’y installé définitivement par la suite, ce qui a toujours était mon rêve et continuer à voyager.

Merci encore à Miryam pour sa participation, retrouvez-la sur son blog Nuage Nomade pour découvrir un peu plus la vie en Autriche :). Et si vous aussi, vous souhaitez publier votre témoignage, rendez-vous ici pour plus d’informations!

Envie de vous connaître un peu plus

Aujourd’hui, j’ai une demande un peu particulière à faire 🙂 Comme vous le savez, je cherche constamment à m’améliorer ainsi que le blog, c’est pourquoi je vous ai concocté pour l’article du jour un petit questionnaire à remplir qui m’aidera à mieux vous connaître et en savoir plus sur ce que vous aimez (ou non) sur le blog.

Les réponses à ce questionnaire sont anonymes et privées. J’ai juste un seul souhait : ne vous identifiez pas en temps que « quelqu’un »!! Je préfère encore lire des réponses de « Licorne_du_9_2 » ;).

Par ailleurs, si cela vous intéresse, je pourrais éventuellement faire un article récapitulatif un peu plus tard pour faire un résumé des différentes suggestions reçues.

Je vous remercie par avance pour vos réponses qui j’espère, seront nombreuses :). Et je vous souhaite également de Joyeuses Pâques! Le prochain article sera publié exceptionnellement le mardi 18 avril, pour vous laisser tranquille pendant le long weekend de Pâques ;).

Les musiciens de Brême

Aujourd’hui je vous retrouve pour un nouveau conte allemand, des frères Grimm encore une fois : les Musiciens de Brême, une jolie histoire d’animaux à découvrir :). Peut être que vous connaissez déjà cette histoire, elle est notamment célèbre pour la statue qui l’illustre à Brême (photo ci-dessous)

Un meunier possédait un âne qui, durant de longues années, avait inlassablement porté des sacs au moulin, mais dont les forces commençaient à décliner. Il devenait de plus en plus inapte au travail. Son maître songea à s’en débarrasser. L’âne se rendit compte qu’un vent défavorable commençait à souffler pour lui et il s’enfuit. Il prit la route de Brême. Il pensait qu’il pourrait y devenir musicien au service de la municipalité. Sur son chemin, il rencontra un chien de chasse qui s’était couché là. Il gémissait comme quelqu’un qui a tant couru, que la mort le guette.
– Alors, Taïaut, pourquoi jappes-tu comme ça ? demanda l’âne.
– Ah ! dit le chien, parce que je suis vieux, parce que je m’alourdis chaque jour un peu plus, parce que je ne peux plus chasser, mon maître veut me tuer. Je me suis enfui. Mais comment gagner mon pain maintenant ?
– Sais-tu, dit l’âne, je vais à Brême pour y devenir musicien ; viens avec moi et fais-toi engager dans l’orchestre municipal. Je jouerai du luth et toi de la timbale.
Le chien accepta avec joie et ils repartirent de compagnie. Bientôt, ils virent un chat sur la route, qui était triste… comme trois jours de pluie.
– Eh bien ! qu’est-ce qui va de travers, vieux Raminagrobis ? demanda l’âne.
– Comment être joyeux quand il y va de sa vie ? répondit le chat. Parce que je deviens vieux, que mes dents s’usent et que je me tiens plus souvent à rêver derrière le poêle qu’à courir après les souris, ma maîtresse a voulu me noyer. J’ai bien réussi à me sauver, mais je ne sais que faire. Où aller ?
– Viens à Brême avec nous. Tu connais la musique, tu deviendras musicien.
Le chat accepta et les accompagna.
Les trois fugitifs arrivèrent à une ferme. Le coq de la maison était perché en haut du portail et criait de toutes ses forces.
– Tu cries à nous casser les oreilles, dit l’âne. Que t’arrive-t-il donc ?
– J’ai annoncé le beau temps, répondit le coq, parce que c’est le jour où la Sainte Vierge lave la chemise de L’Enfant Jésus et va la faire sécher. Mais, comme pour demain dimanche il doit venir des invités, la fermière a été sans pitié. Elle a dit à la cuisinière qu’elle voulait me manger demain et c’est ce soir qu’on doit me couper le cou. Alors, je crie à plein gosier pendant que je puis le faire encore.
– Eh ! quoi, Chanteclair, dit l’âne, viens donc avec nous. Nous allons à Brême ; tu trouveras n’importe où quelque chose de préférable à ta mort. Tu as une bonne voix et si nous faisons de la musique ensemble, ce sera magnifique.
Le coq accepta ce conseil et tous quatre se remirent en chemin.
Mais il ne leur était pas possible d’atteindre la ville de Brême en une seule journée. Le soir, ils arrivèrent près d’une forêt où ils se décidèrent à passer la nuit. l’âne et le chien se couchèrent au pied d’un gros arbre, le chat et le coq s’installèrent dans les branches. Le coq monta jusqu’à la cime. Il pensait s’y trouver en sécurité. Avant de s’endormir, il jeta un coup d’œil aux quatre coins d el’horizon. Il vit briller une petite lumière dans le lointain. Il appela ses compagnons et leur dit qu’il devait se trouver quelque maison par là, on y voyait de la lumière. L’âne dit :
– Levons-nous et allons-y ; ici, le gîte et le couvert ne sont pas bons.
Le chien songea que quelques os avec de la viande autour lui feraient du bien. Ils se mirent donc en route en direction de la lumière et la virent grandir au fur et à mesure qu’ils avançaient. Finalement, ils arrivèrent devant une maison brillamment éclairée, qui était le repaire d’une bande de voleurs.
L’âne, qui était le plus grand, s’approcha de la fenêtre et regarda à l’intérieur.
– Que vois-tu, Grison ? demanda le coq.
– Ce que je vois ? répondit l’âne : une table servie avec mets et boissons de bonne allure. Des voleurs y sont assis et sont en train de se régaler.
– Voilà ce qu’il nous faudrait, repartit le coq.
– Eh ! oui, dit l’âne, si seulement nous y étions !
Les quatre compagnons délibérèrent pour savoir comment ils s’y prendraient pour chasser les voleurs. Finalement, ils découvrirent le moyen : l’âne appuierait ses pattes de devant sur le bord de la fenêtre, le chien sauterait sur son dos et le chat par-dessus. Le coq se percherait sur la tête du chat. Quand ils se furent ainsi installés, à un signal donné, ils commencèrent leur musique. L’âne brayait, le chien aboyait, le chat miaulait et le coq chantait. Sur quoi, ils bondirent par la fenêtre en faisant trembler les vitres. À ce concert inhabituel, les voleurs avaient sursauté. Ils crurent qu’un fantôme entrait dans la pièce et, pris de panique, ils s’enfuirent dans la forêt. Nos quatre compagnons se mirent à table, se servirent de ce qui restait et mangèrent comme s’ils allaient connaître un mois de famine. Quand les quatre musiciens eurent terminé, ils éteignirent la lumière et chacun se choisit un endroit à sa convenance et du meilleur confort pour dormir. L’âne se coucha sur le fumier, le chien derrière la porte, le chat près du poêle et le coq se percha au poulailler. Et comme ils étaient fatigués de leur long trajet, ils s’endormirent aussitôt.
Quand minuit fut passé, les voleurs virent de loin que la lumière avait été éteinte dans la maison et que tout y paraissait tranquille. Leur capitaine dit :
– Nous n’aurions pas dû nous laisser mettre à la porte comme ça.
Il ordonna à l’un de ses hommes d’aller inspecter la maison. L’éclaireur vit que tout était silencieux ; il entra à la cuisine pour allumer une lumière. Voyant les yeux du chat brillants comme des braises, il en approcha une allumette et voulut l’enflammer. Le chat ne comprit pas la plaisanterie et, crachant et griffant, lui sauta au visage. L’homme fut saisi de terreur. Il se sauva et voulut sortir par la porte de derrière. Le chien, qui était allongé là, bondit et lui mordit les jambes. Et quand le voleur se mit à courir à travers la cour, passant par-dessus le tas de fumier, l’âne lui expédia un magistral coup de sabot. Le coq, que ce vacarme avait réveillé et mis en alerte, cria du haut de son perchoir :
– Cocorico !
Le voleur s’enfuit aussi vite qu’il le pouvait vers ses camarades, et dit au capitaine :
– Il y a dans la maison une affreuse sorcière qui a soufflé sur moi et m’a griffé le visage de ses longs doigts. Devant la porte, il y avait un homme avec un couteau : il m’a blessé aux jambes. Dans la cour, il y a un monstre noir : il m’a frappé avec une massue de bois. Et sur le toit, il y avait un juge de paix qui criait : « Qu’on m’amène le coquin ! » J’ai fait ce que j’ai pu pour m’enfuir.
À partir de ce moment-là, les voleurs n’osèrent plus retourner à la maison. Quant aux quatre musiciens de Brême, ils s’y plurent tant qu’ils y restèrent. Le dernier qui me l’a raconté en fait encore des gorges chaudes.

Les plus belles chansons Kölsch {2}

Aujourd’hui, je vous propose un nouvel article des plus chansons Kölsch. Cette fois, je vous propose quelques titres ayant pour thème la multiculturalité de Cologne. A l’heure où le nationalisme et le racisme reprennent du pouvoir, Cologne reste encore et toujours ouverte et aime le crier haut et fort.

Stammbaum, Blääck Fööss (LA chanson qui décrit le mieux Cologne : elle retrace son histoire et ses origines par les différentes invasions et migrations et aujourd’hui, tout ce petit monde ne forme qu’un)

Wenn mir uns all he verstonn, Paveier (« Si on s’entendait tous, cela serait tellement plus simple »)

Mir sin eins, Kasalla (« Les Colonais sont chacun la petite pierre d’une grande mosaïque qui fait Cologne)

Et pour finir voici une affiche sortie récemment, elle aussi mettant en scène la multiculturalité de Cologne. Saurez-vous reconnaître les différentes nations représentées et leur histoire?

Retrouver le premier article de cette série ici!