Week-end dans le Sauerland

Début novembre, j’ai passé un week-end au vert dans la région du Sauerland, une région de petites montagnes à l’Est de Cologne. C’est une région très calme, idéale pour se ressourcer et oublier un peu le quotidien bruyant des grandes villes très appréciée des Allemands mais aussi des Belges et des Néerlandais.

Comme de nombreuses régions de basses montagnes, le Sauerland fut longtemps spécialisé dans les sports d’hiver, aujourd’hui on y trouve des activités pour toutes les saisons de l’année, le manque de neige en hiver et le besoin de rester concurrent obligent.

Nous avons séjourné dans un petit village pas très loin de la ville de Winterberg (tout à l’Est) dans un hôtel perdu au milieu de la forêt. Le calme promis était au rendez-vous, et même si le temps n’était pas des plus terribles (pluie et froid très humide), c’est un bol d’air frais qui nous a fait du bien!

Côté découverte, nous sommes d’abord monté au sommet du Kahler Asten, le sommet le plus haut de la région de Nord Rhénanie-Westphalie avec ses 842 mètres et y avons fait de là une petite randonnée à travers les steppes, le tout dans le brouillard, aussi nous n’avons pas pu profiter de la vue.

Vue du haut du Kahler Asten

Plus tard nous sommes redescendus à Winterberg, ville assez banale finalement, où le soleil a finalement décidé de pointer son nez.  Nous avons donc repris la route pour rejoindre cette fois Willingen, une petite commune qui se trouve elle dans la Hesse (mais à la frontière), pour visiter le parc animalier situé sur les hauteurs de la ville, à côté des pistes de ski. Dans ce parc, on y trouve pas mal d’animaux différents tels que des biches, des chamois, des cochons, des castors, et des singes. Ceux-ci sont vraiment les seuls à ne pas avoir leur place ici, vivant dans des cages assez petites et surtout basses. Mais hormis ce détails plus fait pour vendre, c’est un parc assez agréable où il est en plus possible de nourrir les animaux, et ceux-là ne se font pas prier pour venir quémander auprès des visiteurs! Pour amuser les enfants il y a en plus une partie consacrée aux contes (avec des statues assez effrayantes!) et une autre partie consacrée aux dinosaures (avec des statues pas du tout réalistes!) ainsi qu’un mini parc d’attraction. C’est un parc sympa mais un peu bas de gamme.

Notre découverte du Sauerland s’est arrêté à ces quelques excursions mais nous y reviendrons car il y a encore beaucoup d’endroits à explorer et surtout c’est un bon endroit proche de chez nous pour se ressourcer le temps d’un week-end.

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Quelques expressions allemandes – 3

Aujourd’hui, je reviens avec de nouvelles expressions allemandes, traduites mot à mot en français, et je vous invite à essayer de deviner ce qu’elle peuvent bien vouloir dire 🙂

  • Ich bin durch den Wind – je suis à travers le vent => je suis toute chose
  • Ich habe mich auf die socken gemacht – je me suis mis sur les chaussettes => je suis partie
  • Der Wasserhahn – le coq à eau/d’eau => le robinet
  • Einem eine Krikadelle ans Ohr labern – raconter un steak à l’oreille de quelqu’un => raconter plein de choses inutiles / bavardages
  • Der armer Ritter – le pauvre soldat => le pain perdu
  • Sich aus dem Staub machen – s’éloigner de la poussière => prendre la poudre d’escampette

Retrouvez ici et les deux premiers articles devinettes 🙂

Jorinde et Joringel

Exceptionnellement, le conte du mois de novembre est posté aujourd’hui en cette fin octobre ;). Voici Jorinde et Joringel, des frères Grimm.

Il était une fois un vieux château au cœur d’une grande forêt épaisse où vivait toute seule une vieille femme qui était une très grande magicienne. Le jour, elle se transformait en chatte ou en chouette, mais le soir elle reprenait ordinairement forme humaine. Elle avait le pouvoir d’attirer les oiseaux et le gibier, et elle les tuait ensuite pour les faire cuire et rôtir. Si quelqu’un approchait du château à plus de cent pas, il était forcé de s’arrêter et ne pouvait plus bouger de là tant qu’elle ne l’avait pas délivré d’une formule magique: mais si une pure jeune fille entrait dans ce cercle de cent pas, elle la métamorphosait en oiseau, puis elle l’enfermait dans une corbeille qu’elle portait dans une chambre du château. Elle avait bien sept mille corbeilles de cette sorte dans le château avec un oiseau aussi rare dans chacune d’elle.
Or, il était une fois une jeune fille qui s’appelait Jorinde; elle était plus belle que toues les autres filles. Et puis il y avait un très beau jeune homme nommé Joringel: ils s’étaient promis l’un à l’autre. Ils étaient au temps de leurs fiançailles et leur plus grand plaisir était d’être ensemble.

Un jour, ils allèrent se promener dans la forêt afin de pouvoir parler en toute intimité.
– Garde-toi, dit Joringel, d’aller aussi près du château.

C’était une belle soirée, le soleil brillait entre les troncs d’arbres, clair sur le vert sombre de la forêt, et la tourterelle chantait plaintivement sur les vieux hêtres. Jorinde pleurait par moment, elle s’asseyait au soleil et gémissait; Joringel gémissait lui-aussi. Ils étaient aussi consternés que s’ils allaient mourir; ils regardaient autour d’eux, ils étaient perdus et ne savaient pas quelle direction ils devaient prendre pour rentrer chez eux. Il y avait encore une moitié de soleil au-dessus de la montagne, l’autre était déjà derrière. Joringel regarda à travers les taillis et vit la vieille muraille du château tout près de lui; il fut pris d’épouvante et envahi par une angoisse mortelle. Jorinde se mit à chanter:

Mon petit oiseau bagué du rouge anneau,
Chante douleur, douleur:
Te voilà chantant sa mort au tourtereau,
Chante douleur, doul…tsitt, tsitt, tsitt.

Joringel se tourna vers Jorinde. Elle était transformée en rossignol qui chantait  » Tsitt, Tsitt . » Une chouette aux yeux de braise vola trois fois autour d’elle et par trois fois cria  » hou, hou, hou . » Joringel ne pouvait plus bouger: il restait là comme une pierre, il ne pouvait ni pleurer, ni parler, ni remuer la main ou le pied. A présent, le soleil s’était couché: la chouette vola dans le buisson, et aussitôt après une vieille femme en sortit, jaune, maigre et voûtée avec de grands yeux rouges et un nez crochu dont le bout lui atteignait le menton. Elle marmonna, attrapa le rossignol et l’emporta sur son poing. Joringel ne put rien dire, ne put pas avancer: le rossignol était parti.

Enfin, la femme revint et dit d’une voix sourde:  » Je te salue, Zachiel, si la lune brille sur la corbeille, détache-le, Zachiel, au bon moment.  » Alors Joringel fut délivré. Il tomba à genoux devant la femme et la supplia de lui rendre sa Jorinde, mais elle déclara qu’il ne l’aurait plus jamais et s’en alla. Il appela, pleura et se lamenta, mais ce fut en vain.

Joringel s’en fut et finit par arriver dans un village inconnu où il resta longtemps à garder les moutons. Il allait souvent tourner autour du château, mais pas trop près. Enfin, une nuit, il rêva qu’il trouvait une fleur rouge sang avec une belle et grosse perle en son coeur. Il cueillait cette fleur et l’emportait pour aller au château: tout ce qu’il touchait avec la fleur était délivré de l’enchantement, et il rêva aussi qu’il avait trouvé Jorinde de cette manière.

En se réveillant la matin, il se mit en quête par monts et par vaux d’une fleur semblable: il chercha jusqu’au neuvième jour, et voilà qu’à l’aube il trouva la fleur rouge sang. En son cœur, il y avait une grosse goutte de rosée, aussi grosse que la perle la plus belle.

Il porta cette fleur jour et nuit jusqu’à ce qu’il arrivât au château. Quand il s’approcha à cent pas du château, il ne fut point cloué sur place, mais il continua à marcher jusqu’à la porte. Joringel s’en réjouit fort, il toucha la porte de sa fleur et elle s’ouvrit d’un coup. Il entra, traversa la cour, prêtant l’oreille pour savoir s’il n’entendrait pas les nombreux oiseaux: enfin, il les entendit. Il alla dans cette direction et trouva la salle où la magicienne était en train de donner à manger aux oiseaux dans leurs sept mille corbeilles.

Quand elle aperçut Joringel, elle se fâcha: prise d’une grande fureur, elle l’injuria et vomit tout son fiel contre lui, mais elle ne put pas l’approcher à plus de deux pas. Il ne tint pas compte de la magicienne et alla examiner les corbeilles aux oiseaux; mais c’est qu’il y avait là des centaines de rossignols. Comment allait-il retrouver sa Jorinde maintenant?

Pendant qu’il regardait ainsi, il s’aperçut que la sorcière s’emparait à la dérobée d’une petite corbeille contenant un oiseau et gagnait la porte avec elle. Sur-le-champ il bondit sur elle, toucha la petite corbeille avec sa fleur et la vieille femme aussi: maintenant elle ne pouvait plus rien ensorceler, et Jorinde était là, le tenant embrassé, aussi belle qu’elle l’était auparavant. Alors Joringel refit aussi de tous les autres oiseaux des jeunes filles, puis il rentra avec sa Jorinde, et ils vécurent longtemps heureux.

Devenir maman en Allemagne : autour de l’accouchement

Tout doucement, j’approche de mon 3e trimestre de grossesse et de la fin de celle-ci. Je saisi donc l’occasion pour vous parler aujourd’hui d’un nouvel aspect de la grossesse en Allemagne, l’accouchement et toute la prise en charge autour.

Sage-femme à domicile

Une des premières choses que la femme nouvellement enceinte fait en Allemagne, c’est de chercher la sage-femme qui l’accompagnera éventuellement tout au long de la grossesse et lors de l’accouchement, mais surtout celle qui sera là après la naissance du bébé. En effet, la loi allemande dit que chaque femme a le droit a la présence d’une sage-femme lors de sa grossesse et suite à la naissance, le tout entièrement remboursé par l’assurance maladie.

Pendant la grossesse, la sage-femme peut prendre le relais des examens mensuels (hors ceux avec échographie), examens qu’elle pratique soit dans son cabinet, soit au domicile de la future maman. Alternative idéale pour éviter les longues heures passées chez le gynécologue. Lors de l’accouchement, elle peut également être présente, notamment pour les accouchements à domicile ou si elle fait partie de la maternité ou maison de naissance où l’accouchement a lieu. Après la naissance, c’est là qu’intervient son plus grand rôle. La sage-femme vient en effet régulièrement au domicile de la jeune maman, au début tous les jours. Elle va non seulement contrôler le développement du nouveau-né, la cicatrisation du cordon ombilical, mais c’est aussi elle qui va montrer à la nouvelle maman comment s’occuper de ce petit être (allaitement/biberon, bain, divers sois, etc). Beaucoup de maternités allemandes ne font pas cette petite leçon de base, c’est pourquoi la présence d’une sage-femme les premières semaines est d’autant plus souhaitée et rassurante, surtout pour les femmes ayant eu leur premier enfant.

Le problème, c’est que la pratique est très loin de la théorie. Il y a en effet un très gros manque de sage-femmes et beaucoup de futures mamans se retrouvent sans sage-femme pour les suivre. Ce n’est bien sûr pas la fin du monde, mais savoir qu’une sage-femme est là, joignable en cas de question ou problème et surtout que c’est elle seule qui va montrer comment s’occuper du bébé, cela rassure les futurs parents.

Pour ma part, j’ai eu la chance de trouver une sage-femme, mais vraiment par hasard. J’en avait contacté en ayant tout juste fini le premier trimestre, mais soit elles ne pouvaient pas, soit elles avaient déjà leur calendrier plein! J’ai fini par trouver à mon 5e mois, mais uniquement parce que ma sage-femme venait juste de débuter dans le métier, donc j’étais une des toutes premières à la contacter.

Différentes pratiques de l’accouchement

Là où en France la grande majorité des futures mamans accouchent à la maternité, en Allemagne, il y a d’autres alternatives particulièrement prisées pour mettre au monde un bébé. Les voici en détails:

  • Accouchement à la maternité

Le classique, qui reste encore en tête des choix des femmes, souvent par défaut, par méconnaissance des autres alternatives ou alors parce que l’accouchement est à risque. Dans tous les cas, l’accouchement à la maternité en Allemagne est semblable à l’accouchement en France. C’est là que j’accoucherai, choix qui s’est fait par défaut, les deux autres possibilités n’étant pas réalisables pour moi, je vous explique pourquoi. Aussi je reviendrai sur la maternité allemande plus en détail dans un autre poste vu que j’aurai le plaisir d’y passer quelques temps.

  • Accouchement en maison de naissance

C’est la première alternative à l’accouchement en maternité et une option qui séduit de nombreuses femmes. L’accouchement en maison de naissance, c’est un accouchement encadré par des sage-femmes uniquement, non médicalisé, dans un lieu dédié à la grossesse et à l’accouchement (les « maisons ») et non loin d’un hôpital au cas où l’accouchement connaîtrait quelques difficultés. Ce qui plaît dans cette forme d’accouchement, c’est le fait qu’il soit naturel, au contraire des maternités encore très médicalisées. L’atmosphère y est également plus agréable car plus familière, ci-dessous un percutée d’une chambre d’accouchement de la maison de naissance de Bonn. Les femmes n’y sont acceptées que si leur grossesse et l’accouchement à venir ne présente aucun risque!

C’était au départ là où je voulais accoucher. J’avais contacté la maison de naissance de Cologne à deux mois de grossesse, mais c’était déjà trop tard (note pour les intéressées, appeler dès la fécondation!!). Pour la petite histoire, on m’a proposé de me mettre sur liste d’attente ou tout simplement de m’inscrire pour le mois suivant (donc pour février alors que mon accouchement est prévu en janvier!!). J’ai donc du renoncer à cette alternative, mais je sais qu’il faudra que je m’y prenne plus tôt la prochaine fois!

  • Accouchement à domicile

C’est l’autre l’alternative à la maternité, accoucher chez soi comme dans le temps. Inutile de vous citer tous les avantages que cela implique. Là encore, cette possibilité ne s’offre qu’aux femmes dont tout risque est écarté pour la naissance ET à celles qui ont une sage-femme qui viendra à la maison le jour J. C’est aussi pour cela que j’ai du renoncer à cette possibilité, n’ayant au début pas eu de sage-femme (et maintenant, ma sage-femme ne pratique pas les accouchements à domicile) – en plus en appartement, je ne suis pas sûre que les voisins auraient beaucoup appréciés. Ceci dit, pour vous parler d’une expérience concrète, une de mes copines a accouché à deux reprise à domicile et à chaque fois, tout s’est très bien passé, elle en garde un excellent souvenir.

Voilà pour ces trois options qui s’offrent aux futurs parents. Une dernière information sur trois choix, tous sont pris en charge à 100 par les assurances maladies, donc aucune différence entre les familles n’est faite.

Pour finir, je vous invite à relire mon premier article sur la grossesse sur le début de la prise en charge de celle-ci en Allemagne.

Les perles des sites de rencontres

Voilà longtemps que je voulais écrire cet article et à quelques jours de mon premier anniversaire de mariage, j’ai me suis dit que le moment était venu de me jeter à l’eau. Le rapport? J’ai rencontré mon mari sur un site de rencontres (eh oui, ça marche vraiment des fois :)) et outre son gentil message, j’ai aussi eu droit à de nombreux messages plus ou moins tordus. Et comme j’aime les perles, après celles de McDo et du Kindergarten, voici celles des sites de rencontre! 🙂 Evidemment, ceci ne concerne que des messages masculins, mais je suis sûre que ces messieurs pourraient nous proposer des équivalents de la part de la gente féminine.

Sur les sites de rencontres, il y a …

  • Celui qui cherche un plan Q, classique, il y en a même un peu trop de ces spécimens sur ces sites qui veulent pourtant jouer la carte des rencontres sérieuses ;
  • Celui qui écrit 1000 messages à l’heure à toutes les nouvelles inscrites sans vraiment regarder les profils des candidates ;
  • Celui qui écrit 1000 messages bis, mais à une seule femme, quand elle a répondu à son premier message et que celui-ci est persuadé que ça y est, il est le célibataire qui tombe amoureux en cette 11e minute! ;
  • Dans le même genre, celui qui voit en chaque nouvelle inscrite LA future femme de sa vie ;
  • Celui qui triche sur son profil et se fait passer pour Brad Pitt alors qu’il est plus Mr Bean ;
  • Celui qui veut juste tester sa côte de popularité et renforcer son égo ;
  • Celui qui envoie la photo de ses caleçons, pour demander si ça plaît ou non à la candidate en question
  • Le tordu qui demande dès le premier message si l’autre aime les plans à 3 ;
  • Le vieux pervers de 80 ans qui écrit à toutes les femmes de moins de 25 ans ;
  • Le gentil timide qui passe presque toujours inaperçu justement parce qu’il est trop gentil et trop timide (et presque trop normal pour ce genre de site)
  • Ou dans le même genre, le gars tout simplement normal, le message parmi des milliers qui n’est pas bizarre et qui fait que oui, on peut aussi rencontrer des gens bien sur les sites de rencontres 🙂 ;
  • A vous de me donner d’autres perles 🙂