Recette d’asperges « à l’allemande »

Aujourd’hui j’inaugure une nouvelle catégorie que j’avais en tête depuis un moment et qui m’a été demandé à plusieurs reprises lors de mon questionnaire : une catégorie recettes allemandes!

Et en ce mois de mai, la star chez les Allemands, c’est l’asperge! Il y a toute sorte de recettes pour cuisiner les asperges, mais la préférée d’Outre-Rhin, je vous la présente aujourd’hui! En fait, pour être honnête, ce n’est pas vraiment une recette en soi, mais plutôt une façon d’accompagner les asperges. Rapide et bon, c’est le plat idéal à faire quand on ne veut pas se prendre la tête avec la cuisine!

Ingrédients:

  • des asperges, blanches de préférence
  • des pommes de terre
  • du jambon (cuit ou cru selon les goûts)
  • de la sauce hollandaise en brique

Préparation:

  • Éplucher et faire cuire à l’eau les asperges
  • Éplucher et faire cuire les pommes de terre à l’eau
  • Réchauffer la sauce hollandaise (ou la faire soi-même pour les courageux ;))
  • Une fois les asperges et pommes de terre cuites, servir dans une assiette avec une tranche de jambon et un filet de sauce hollandaise
  • Éventuellement décorer d’un peu de persil

Bon appétit!

Si vous tenter cette recette, n’hésitez pas à venir me donner vos avis ensuite ici 🙂

Les Liebstar Awards

Ayant été nominée plusieurs fois aux Liebster Awards, la dernière fois en date par notre amie Magalie, j’en profite aujourd’hui pour y consacrer l’article du jour. Le Liebster Award, c’est un prix qui est décerné par des blogueurs à d’autres blogueurs dont ils apprécient les écrits. C’est aussi un moyen de faire connaître de nouveaux blogs et de se faire connaître. Et c’est également l’occasion de se dévoiler un peu plus à ses lecteurs avec un article plus personnel.

Voici les principes du Liebster Award:

  • Ecrire 11 choses sur soi.
  • Répondre aux 11 questions du blogueur qui nous a nominé.
  • Nominer à son tour entre 5 et 11 blogs puis poser 11 questions à leur créateur.
  • Mettre des liens vers les blogs choisis et informer les auteurs de leur nomination.
  • Remercier le blogueur à l’origine de sa nomination et l’informer que la tâche est accomplie.

11 choses sur moi

  1. Outre les voyages et l’écriture, mes autres passions sont la pâtisserie, la correspondance, le jardinage, etc. En fait, j’aime énormément de choses et je suis toujours ouvertes pour de nouvelles passions!
  2. J’adore faire des listes! Je crois que ça s’est déjà vu sur ce blog, je suis une vraie listomania!
  3. Depuis bien avant mon expatriation en Allemagne, les Français m’ont souvent prise pour une Allemande du fait que je suis blonde assez claire, aux yeux clairs, à la peau claire! Si bien que les vendeurs à la sauvette à Paris notamment m’abordent d’Abord en allemand avant de me parler en français. Maintenant, il paraît même que je parle français avec l’accent allemand (mais pas tout le monde me dit ça).
  4. Ma philosophie de vie est de profiter de chaque instant et de ne rien regretter, puisque de toute façon ce qui est fait est fait et nous apprend des leçons pour le futur. Aussi je n’ai aucun regret dans mon passé (et pourtant j’aurais de quoi!) car je me dis que si les choses avaient été différentes, je ne serais pas là où je suis aujourd’hui.
  5. Je crois que j’ai un côté hyperactif, j’ai souvent besoin de faire plein de choses à la fois (mais je ne les fait pas à moitié pour autant!).
  6. Un de mes rêves serait d’avoir ma propre pâtisserie/mon propre café. Pour le moment c’est un rêve inaccessible mais peut être qu’un jour je pourrais me lancer.
  7. Bien que grande geek assumée, je reste quand même vieille école: quand j’ai une idée, besoin de me souvenir de quelque chose, ou autre, je l’écrit sur une feuille de papier. Sur mon bureau traînent toujours une dizaine de post-it de même que sur mon frigo 🙂 !
  8. J’ai toujours été une grande gourmande. Petite j’adorais les bonbons, mais pas trop le chocolat. En grandissant, la tendance a commencé à s’inverser ou plutôt à s’équilibrer: j’aime un petit moins les bonbons, par contre j’adore le chocolat :D!
  9. Une de mes nouvelles occupations de ces derniers mois a été de faire mon arbre généalogique et grâce à l’aide d’autres généalogistes amateurs, j’ai pour l’instant réussi à remonter jusqu’au 13e siècle! J’ai même pu trouver des cousins très éloignés connus, l’un d’eux étant le PDG de Danone (rien que ça 😀 !)
  10. J’adorerais faire de l’écriture mon métier, mais le manque de sécurité financière dans ce domaine me rappelle à la raison, je peux me faire plaisir en bloguant!
  11. J’ai souvent plus de pitié pour les animaux que pour les êtres humains.

Les questions de Magalie

Comment tes amis te définissent-ils?

Comme miss pas de chance! Ce n’est plus aussi extrême mais dès qu’il peut m’arriver une m***, elle arrive. Depuis plusieurs années, je tombe très souvent malade, et pas à moitié. On met encore ça sur le compte du Kindergarten mais avec le temps, je devrais commencer à être plus résistante, mais non.

Sinon, mes amis me décrivent comme ouverte, à l’écoute des autres, un peu fofolle de temps en temps, calme, …

Pourquoi as-tu commencé à bloguer?

J’ai toujours aimé écrire et partager sur des sujets qui me plaisent ou concernent et quand je suis partie en Allemagne, un blog était l’occasion d’écrire et de pouvoir en même temps partager ma vie dans un pays étranger. De plus, l’échange qui se fait entre blogueur et lecteurs est vraiment intéressant et enrichissant!

De quel article de ton blog es-tu la plus fière?

Difficile de citer un article! C’est peut être plus à vous mes lecteurs de me dire quel article vous plaît le plus 🙂

Quelle est ta plus belle réalisation?

Rien à voir avec le blog, ma plus grande fierté, c’est d’avoir fait mon wedding cake pour mon mariage civil entièrement seule 🙂 ! même si ce n’était pas un si gros défi en soi pour moi qui fait pas mal de cake design, la pression du mariage était bien présente (sans compter tout ce qui est allé de travers au cours de la réalisation!) et je suis contente d’avoir tout su gérer et réussir comme je le voulais.

Plutôt organisée ou désorganisée dans tes projets?

Organisée ++, j’aime organiser les choses de A à Z! Cependant, j’aime aussi les imprévus (positifs!) et surprises. Disons que j’ai besoin au moins d’un plan de route général qui peut être ensuite modifié le moment venu.

Quel est ton plus grand défi quand il s’agit d’écrire un billet?

Trouver les mots. Il y a des articles pour lesquels les mots viennent sans problème, et il y a d’autres articles, même malgré l’inspiration, où j’ai plus de difficultés à écrire.

Quel est ton ambiance lors de la réalisation de tes projets?

Concentrée!

Où puises-tu tes inspirations?

Dans la vie quotidienne, les détails, l’actualité. Un rien peut me donner une idée pour un article!

Quel est ton prochain projet?

J’en ai plusieurs, personnels, dont j’aurai sûrement l’occasion de vous parler en temps et en heure 🙂

Tu n’aimes pas …?

L’hypocrisie et le manque de respect! Et malheureusement, cela domine de plus en plus notre monde!

Pas une journée sans…? 

Dormir, j’adore dormir 😀

Nominations

Je ne nomine personne en particulier mais invite tous les blogs qui souhaitent répondre à ces questions à le faire en commentaire ou dans un article sur leur blog 😉

Frérot et Sœurette

Je vous retrouve aujourd’hui avec un nouveau conte allemand, une nouvelle fois des frères Grimm : Frérot et Sœurette.

Frérot prit sa sœurette par la main et dit:
– Depuis que notre mère est morte, nous ne connaissons plus que le malheur. Notre belle-mère nous bat tous les jours et quand nous voulons nous approcher d’elle, elle nous chasse à coups de pied. Pour nourriture, nous n’avons que de vieilles croûtes de pain, et le petit chien, sous la table, est plus gâté que nous; de temps à autre, elle lui jette quelques bons morceaux. Que Dieu ait pitié de nous! Si notre mère savait cela! Viens, nous allons partir par le vaste monde!
Tout le jour ils marchèrent par les prés, les champs et les pierrailles et quand la pluie se mit à tomber, sœurette dit:
– Dieu et nos cœurs pleurent ensemble!
Au soir, ils arrivèrent dans une grande forêt. Ils étaient si épuisés de douleur, de faim et d’avoir si longtemps marché qu’ils se blottirent au creux d’un arbre et s’endormirent.
Quand ils se réveillèrent le lendemain matin, le soleil était déjà haut dans le ciel et sa chaleur pénétrait la forêt. frérot dit à sa sœur:
– Sœurette, j’ai soif. Si je savais où il y a une source, j’y courrais pour y boire; il me semble entendre murmurer un ruisseau.
Il se leva, prit Sœurette par la main et ils partirent tous deux à la recherche de la source. Leur méchante marâtre était en réalité une sorcière et elle avait vu partir les enfants. Elles les avait suivis en secret, sans bruit, à la manière des sorcières, et avait jeté un sort sur toutes les sources de la forêt. Quand les deux enfants en découvrirent une qui coulait comme du vif argent sur les pierres, Frérot voulut y boire. Mais Sœurette entendit dans le murmure de l’eau une voix qui disait: « Qui me boit devient tigre. Qui me boit devient tigre. » Elle s’écria:
– Je t’en prie, Frérot, ne bois pas; sinon tu deviendras une bête sauvage qui me dévorera. Frérot ne but pas, malgré sa grande soif, et dit:
– J’attendrai jusqu’à la prochaine source.
Quand ils arrivèrent à la deuxième source, Sœurette l’entendit qui disait: « Qui me boit devient loup. Qui me boit devient loup. » Elle s’écria:
– Frérot, je t’en prie, ne bois pas sinon tu deviendras loup et tu me mangeras.
Frérot ne but pas et dit:
– J’attendrai que nous arrivions à une troisième source, mais alors je boirai, quoi que tu dises, car ma soif est trop grande.
Quand ils arrivèrent à la troisième source, Sœurette entendit dans le murmure de l’eau: « Qui me boit devient chevreuil. Qui me boit devient chevreuil. » Elle dit:
– Ah! Frérot, je t’en prie, ne bois pas, sinon tu deviendras chevreuil et tu partiras loin de moi.
Mais déjà Frérot s’était agenouillé au bord de la source, déjà il s’était penché sur l’eau et il buvait. Quand les premières gouttes touchèrent ses lèvres, il fut transformé en jeune chevreuil.
Sœurette pleura sur le sort de Frérot et le petit chevreuil pleura aussi et s’allongea tristement auprès d’elle. Finalement, la petite fille dit:
– Ne pleure pas cher petit chevreuil, je ne t’abandonnerai jamais.
Elle détacha sa jarretière d’or, la mit autour du cou du chevreuil, cueillit des joncs et en tressa une corde souple. Elle y attacha le petit animal et ils s’enfoncèrent toujours plus avant dans la forêt. Après avoir marché longtemps, longtemps, ils arrivèrent à une petite maison. La jeune fille regarda par la fenêtre et, voyant qu’elle était vide, elle se dit: « Nous pourrions y habiter. » Elle ramassa des feuilles et de la mousse et installa une couche bien douce pour le chevreuil. Chaque matin, elle faisait cueillette de racines, de baies et de noisettes pour elle et d’herbe tendre pour Frérot. Il la lui mangeait dans la main, était content et folâtrait autour d’elle. Le soir, quand Sœurette était fatiguée et avait dit sa prière, elle appuyait sa tête sur le dos du chevreuil -c’était un doux oreiller – et s’endormait. Leur existence eût été merveilleuse si Frérot avait eu son apparence humaine!
Pendant quelque temps, ils vécurent ainsi dans la solitude. Il arriva que le roi du pays donna une grande chasse dans la forêt. On entendit le son des trompes, la voix des chiens et les joyeux appels des chasseurs à travers les arbres. Le petit chevreuil, à ce bruit, aurait bien voulu être de la fête.
– Je t’en prie, Sœurette, laisse-moi aller à la chasse, dit-il; je n’y tiens plus. Il insista tant qu’elle finit par accepter.
– Mais, lui dit-elle, reviens ce soir sans faute. Par crainte des sauvages chasseurs, je fermerai ma porte. À ton retour, pour que je te reconnaisse, frappe et dis « Sœurette, laisse-moi entrer. » Si tu n’agis pas ainsi, je n’ouvrirai pas.
Le petit chevreuil s’élança dehors, tout joyeux de se trouver en liberté. Le roi et ses chasseurs virent le joli petit animal, le poursuivirent, mais ne parvinrent pas à le rattraper. Chaque fois qu’ils croyaient le tenir, il sautait par-dessus les buissons et disparaissait. Quand vint le soir, il courut à la maison, frappa et dit:
– Sœurette, laisse-moi entrer!
La porte lui fut ouverte, il entra et se reposa toute la nuit sur sa couche moelleuse. Le lendemain matin, la chasse recommença et le petit chevreuil entendit le son des cors et les « Oh! Oh! » des chasseurs. Il ne put résister.
– Sœurette, ouvre, ouvre, il faut que je sorte! dit-il.
Sœurette ouvrit et lui dit:
– Mais ce soir il faut que tu reviennes et que tu dises les mêmes mots qu’hier.
Quand le roi et ses chasseurs revirent le petit chevreuil au collier d’or, ils le poursuivirent à nouveau. Mais il était trop rapide, trop agile. Cela dura toute la journée. Vers le soir, les chasseurs finirent par le cerner et l’un d’eux le blessa légèrement au pied, si bien qu’il boitait et ne pouvait plus aller que lentement. Un chasseur le suivit jusqu’à la petite maison et l’entendit dire:
– Sœurette, laisse-moi entrer!
Il vit que l’on ouvrait la porte et qu’elle se refermait aussitôt. Il enregistra cette scène dans sa mémoire, alla chez le roi et lui raconta ce qu’il avait vu et entendu. Alors le roi dit:
– Demain nous chasserons encore!
Sœurette avait été fort affligée de voir que son petit chevreuil était blessé. Elle épongea le sang qui coulait, mit des herbes sur la blessure et dit:
– Va te coucher, cher petit chevreuil, pour que tu guérisses bien vite.
La blessure était si insignifiante qu’au matin il ne s’en ressentait plus du tout. Quand il entendit de nouveau la chasse il dit:
– Je n’y tiens plus! Il faut que j’y sois! Ils ne m’auront pas.
Sœurette pleura et dit:
– Ils vont te tuer et je serai seule dans la forêt, abandonnée de tous. Je ne te laisserai pas sortir!
– Alors je mourrai ici de tristesse, répondit le chevreuil. Quand j’entends le cor, j’ai l’impression que je vais bondir hors de mes sabots.
Sœurette n’y pouvait plus rien. Le cœur lourd, elle ouvrit la porte et le petit chevreuil partit joyeux dans la forêt. Quand le roi le vit, il dit à ses chasseurs:
– Poursuivez-le sans répit tout le jour, mais que personne ne lui fasse de mal!
Quand le soleil fut couché, il dit à l’un des chasseurs:
– Maintenant tu vas me montrer la petite maison!
Quand il fut devant la porte, il frappa et dit:
– Sœurette, laisse-moi entrer!
La porte s’ouvrit et le roi entra. Il aperçut une jeune fille si belle qu’il n’en avait jamais vu de pareille. Quand elle vit que ce n’était pas le chevreuil, mais un homme portant une couronne d’or sur la tête qui entrait, elle prit peur. Mais le roi la regardait avec amitié, lui tendit la main et dit:
– Veux-tu venir à mon château et devenir ma femme?
– Oh! oui, répondit la jeune fille, mais il faut que le chevreuil vienne avec moi, je ne l’abandonnerai pas.
Le roi dit:
– Il restera avec toi aussi longtemps que tu vivras et il ne manquera de rien.
Au même instant, le chevreuil arriva. Sœurette lui passa sa laisse et, la tenant elle-même à la main, quitta la petite maison.
Le roi prit la jeune fille sur son cheval et la conduisit dans son château où leurs noces furent célébrées en grande pompe. Sœurette devint donc altesse royale et ils vécurent ensemble et heureux de longues années durant. On était aux petits soins pour le chevreuil qui avait tout loisir de gambader dans le parc clôturé. Cependant, la marâtre méchante, à cause de qui les enfants étaient partis par le monde, s’imaginait que Sœurette avait été mangée par les bêtes sauvages de la forêt et que Frérot, transformé en chevreuil, avait été tué par les chasseurs. Quand elle apprit que tous deux vivaient heureux, l’envie et la jalousie remplirent son cœur et ne la laissèrent plus en repos. Elle n’avait d’autre idée en tête que de les rendre malgré tout malheureux. Et sa véritable fille, qui était laide comme la nuit et n’avait qu’un œil, lui faisait des reproches, disant:
– C’est moi qui aurais dû devenir reine!
– Sois tranquille! disait la vieille. Lorsque le moment viendra, je m’en occuperai.
Le temps passa et la reine mit au monde un beau petit garçon. Le roi était justement à la chasse. La vieille sorcière prit l’apparence d’une camériste, pénétra dans la chambre où se trouvait la reine et lui dit:
– Venez, votre bain est prêt. Il vous fera du bien et vous donnera des forces nouvelles. Faites vite avant que l’eau ne refroidisse.
Sa fille était également dans la place. Elles portèrent la reine affaiblie dans la salle de bains et la déposèrent dans la baignoire. Puis elles fermèrent la porte à clef et s’en allèrent. Dans la salle de bains, elles avaient allumé un feu d’enfer, pensant que la reine étoufferait rapidement.
Ayant agi ainsi, la vieille coiffa sa fille d’un béguin et la fit coucher dans le lit, à la place de la reine dont elle lui avait donné la taille et l’apparence. Mais elle n’avait .pu remplacer œil qui lui manquait. Pour que le roi ne s’en aperçût pas, elle lui ordonna de se coucher sur le côté où elle n’avait pas œil. Le soir, quand le roi revint et apprit qu’un fils lui était né, il se réjouit en son cœur et voulut se rendre auprès de sa chère épouse pour prendre de ses nouvelles. La vieille s’écria aussitôt:
– Prenez bien garde de laisser les rideaux tirés; la reine ne doit voir aucune lumière elle doit se reposer!
Le roi se retira. Il ne vit pas qu’une fausse reine était couchée dans le lit.
Quand vint minuit et que tout fut endormi, la nourrice, qui se tenait auprès du berceau dans la chambre d’enfant et qui seule veillait encore, vit la porte s’ouvrir et la vraie reine entrer. Elle sortit l’enfant du berceau, le prit dans ses bras et lui donna à boire. Puis elle tapota son oreiller, le recoucha, le couvrit et étendit le couvre-pieds. Elle n’oublia pas non plus le petit chevreuil, s’approcha du coin où il dormait et le caressa. Puis, sans bruit, elle ressortit et, le lendemain matin, lorsque la nourrice demanda aux gardes s’ils n’avaient vu personne entrer au château durant la nuit, ceux-ci répondirent:
– Non, nous n’avons vu personne.
La reine vint ainsi chaque nuit, toujours silencieuse. La nourrice la voyait bien, mais elle n’osait en parler à personne. Au bout d’un certain temps, la reine commença à parler dans la nuit et dit:

– Que devient mon enfant? Que devient mon chevreuil?
Deux fois encore je reviendrai; ensuite plus jamais.

La nourrice ne lui répondit pas. Mais quand elle eut disparu, elle alla trouver le roi et lui raconta tout. Le roi dit alors:
– Mon Dieu, que signifie cela? Je veillerai la nuit prochaine auprès de l’enfant.
Le soir, il se rendit auprès du berceau et, à minuit, la reine parut et dit à nouveau:

– Que devient mon enfant? Que devient mon chevreuil?
Une fois encore je reviendrai ensuite plus jamais.

Elle s’occupa de l’enfant comme à l’ordinaire avant de disparaître. Le roi n’osa pas lui parler, mais il veilla encore la nuit suivante. De nouveau elle dit:

– Que devient mon enfant? Que devient mon chevreuil?
Cette fois suis revenue, jamais ne reviendrai.

Le roi ne put se contenir. Il s’élança vers elle et dit:
– Tu ne peux être une autre que ma femme bien-aimée!
Elle répondit:
– Oui, je suis ta femme chérie.
Et, en même temps, par la grâce de Dieu, la vie lui revint. Elle était fraîche, rose et en bonne santé. Elle raconta alors au roi le crime que la méchante sorcière et sa fille avaient perpétré contre elle. Le roi les fit comparaître toutes deux devant le tribunal où on les jugea. La fille fut conduite dans la forêt où les bêtes sauvages la déchirèrent. La sorcière fut jetée au feu et brûla atrocement. Quand il n’en resta plus que des cendres, le petit chevreuil se transforma et retrouva forme humaine. Sœurette et Frérot vécurent ensuite ensemble, heureux jusqu’à leur mort.

Petite découverte de Cambridge

Suite du récit de notre weekend de Pâques à l’anglaise. Le matin du lundi de Pâques, et devant prendre notre avion le soir, nous avions choisi de passer une journée à Cambridge, qui es trouve plus proche de notre aéroport que Londres. Cambridge est surtout connue pour son université médiévale (comprenant plusieurs collèges) de renom où de grands noms ont fait leurs études.

Cette nouvelle journée a été placée encore une fois sous le soleil et nous en avons profité pour à nouveau beaucoup marcher. Arrives au centre, nous voulions visiter un collège et notre choix s’est porté sur le King’s College. Il faut savoir qu’à Cambridge, chaque collège est privé, ainsi si vous voulez en visiter plusieurs, il faudra payer à chaque fois un droit d’entrée (qui tourne aux alentours de 8/9 livres par collège). D’ailleurs, si nous avions su, nous n’aurions pas pris d’entrée. Le ticket permet uniquement de visiter les jardins qui sont aussi visibles depuis la rive opposée (et gratuite!). Il permet également de pouvoir rentrer dans la cathédrale, à découvrir. Mais il ne permet pas de visiter une ou plusieurs salles de l’université, et ça, c’est dommage. Nous voulions en plus voir le pont des soupirs mais celui-ci se trouve au St John’s College. Et comme il est très bien caché et non visible depuis les rives « gratuites », nous ne l’avons pas vu.

Cour intérieure du King’s College

Après notre visite un peu superficielle du King’s College, nous avons profité du beau temps pour nous promener dans les parcs derrière les collèges. Cambridge nous a donné l’impression d’être une ville très agréable et paisible où vivre, même malgré la foule de touristes.

L’après-midi venue, nous nous sommes rendus à l’aéroport pour retourner à Cologne et à la vie quotidienne (après encore une fois un contrôle d’identité qui a failli mal tourner pour moi – les cartes d’identités françaises semblent donner l’air d’être des jouets pour les étrangers …)

[ Photos de Cambridge ]

Un weekend ensoleillé à Londres

Cette année pour le long weekend de Pâques nous avions choisi de retenter l’aventure Blind Booking. Cette fois, notre voyage surprise nous a emmené à Londres. J’y étais déjà allée deux fois avant, chaque fois une journée étant petite, mes souvenirs étaient donc assez minimes.

Nous sommes partis vendredi soir (pour la petite histoire amusante, décollage à 19h45 de Cologne, arrivée à 19h55 à Londres Stansted :)). Entre l’aéroport de Cologne et celui de Londres, nous avons subi 4 contrôles d’identité. Moi en tant que Française, j’ai eu droit au contrôle avec options : questions de pourquoi je suis en Allemagne pour prendre l’avion pour Londres ; identification très approfondie de ma carte d’identité et comme personne ne sait lire le français, ils ont tous cru qu’elle n’était plus valable car faite en janvier 2017 – ce n’est pas comme si juste au dessus il était écrit janvier 2032 …- ou alors que c’était carrément une fausse carte d’identité. En soi, je n’ai rien contre ces contrôles bien sûr, mais ca m’irrite que moi je sois soupçonnée alors que de vrais terroristes ne se font pas prendre. Mais après plusieurs sueurs froides (parce que j’ai bien failli subir un interrogatoire approfondi ou même tout simplement avoir interdiction de prendre l’avion), j’ai finalement pu prendre place avec les autres passagers. Une heure de vol plus tard,bous atterrissions à l’aéroport, encore un contrôle d’identité (et un mini interrogatoire) avant de courir prendre le bus qui nous attendait pour rejoindre Londres et notre hôtel qui se trouvait à Paddington, juste à côté de Hyde Park.

Visite aux écureuils de Hyde Park

jour 1

Nous avons commencé la journée de samedi par un bon petite déjeuner, anglais pour mon mari, « continental » pour moi (avec croissant et pain au chocolat aussi bons qu’en France). Une fois le ventre plein, nous pouvions attaquer notre première journée de tourisme dans la capitale anglaise. Un peu comme une tradition chez nous, nous avons débuté par un tour de la ville en bus, pour avoir un aperçu des principaux monuments en plus d’avoir des informations actuelles et historiques sur la ville, le tout sous un superbe soleil qui nous aura suivi tout le séjour (ok, on a eu quelques nuages mais de pluie, chose que nous n’osions pas espérer). Nous sommes descendus à la Tour de Londres que nous avons visité. Autant l’intérieur de l’enceinte nous a plus, autant les quelques salles où nous sommes rentrés nous ont plutôt déçus : peu de choses à voir et les quelques histoires et objets étaient superficiels, comme une introduction qui n’est pas poursuivie et qui nous laisse sur notre faim. En parlant de faim, celle-ci commençait à nous tenailler, aussi une pause fish and chips / hot dog and chips  s’est imposée à la sortie de la tour.

Une petite pensée aux victimes de l’attentat quelques semaines plus tôt

La deuxième partie de la journée nous a mené tout d’abord devant Buckingham Palace pour faire un coucou à la Reine (qui n’était pas là). Nous avons poursuivi par une promenade dans St James’s Park adjacent au palais pour remonter sur Picadilly Circus, célèbre pour ces panneaux tv publicitaires géants qui sont en réparation jusqu’à l’automne, nous n’avons donc rien vu. Nous avons continué sur l’immense et bondée rue shopping d’Oxford Street pour revenir à pied à Hyde Park et notre hôtel. Sans grande surprise, nos pieds étaient assez douloureux après cette longue marche.

Londres est connue aussi pour ces nombreux restaurants de tous les horizons et pour notre premier soir, nous avons été attiré par un restaurant indien, le Noorjahan 2, pas loin de notre hôtel. La cuisine indienne que nous avons un peu découvert ce soir-là nous a vraiment plu et nous ne manquerons pas de chercher des restaurants indiens vers chez nous pour en faire découvrir un peu plus à nos papilles.

Londres colorée

Jour 2

Au matin de notre deuxième journée dans la capitale anglaise, notre programme était de nous rendre au Camden Market. Pour cela, il nous fallait prendre le métro avec un changement à King’s Cross, une des grandes gares de Londres avec une attraction que je ne pouvais pas manquer : le lieu de la fameuse voie 9 3/4 connue par tous les fans d’Harry Potter. Une longue file d’attente était devant ainsi que devant le magasin juste à côté pour faire un cliche aux couleurs de Poudlard. Pour ma part, je me suis contentée de photos extérieures, ce qui en valait déjà la peine.

Le Camden Market, c’est une rue avec plusieurs marchés et boutiques où l’on trouve des habits et des babioles en tout genre souvent pour pas très cher et des milliers de gens au kilomètre carré. Au final, il y a environ 1000 boutiques, mais les articles sont quasiment toujours les mêmes, donc on a vite fait le tour. Le côté plus intéressant, c’est le marché « fast food » avec la possibilité de goûter pleins de produits originaux et exotiques. Nous n’en avons malheureusement pas vraiment profiter parce que nous avions encore notre petit déjeuner dans le ventre, mais c’est vraiment dommage. Si vous avez l’occasion d’y aller, allez-y le ventre bien vide! 😉

Un aperçu des fast food

Nous sommes ensuite revenus au centre de Londres, notre objectif suivant étant de visiter la célèbre boutique M&M’s World ouvert tous les jours toute l’année … sauf le dimanche de Pâques! De tous les magasins de Londres c’était un des très rares à être fermé ce dimanche-là, nous n’avons donc pu le voir que de l’extérieur.

Nous avons continué notre visite avec un passage plus qu’agréable dans Notting Hill. Agréable car les maisons y sont jolies, colorées et fleuries, mais surtout, le calme y régnait! Et cela contrastait énormément d’avec le centre ville ressemblant à une fourmilière géante. Ceci dit, c’est sur le coup que je me suis dit que j’aurais du chercher avant où aller exactement, par exemple, quelles maisons ont servi pour tel ou tel film, les incontournables, etc. Mais cela n’en a pas rendu moins charmante notre balade. Des fois, cela fait vraiment du bien de se promener sans but quelconque. Nous avons seulement suivi une direction certaine pour rejoindre Hyde Park et notre hôtel pour faire une pause avant de ressortir le soir.

Cette fois, nous avons choisi de manger dans un pub anglais, histoire de se la jouer un peu local aussi. Puis nous sommes partis à l’assaut de Londres … la nuit. J’avoue qu’au départ, je n’étais pas très chaude pour cette excursion. Fatigue mais aussi une pointe d’inquiétude quant à ce qui pouvait se passer (les attentats de Londres étant encore très présents dans les esprits) mais finalement, je suis contente d’être retournée au centre. Londres de nuit, c’est des lumières partout qui mettent encore plus en valeur les monuments phares de la capitale. Nous nous sommes même offerts le petit luxe d’attendre dix minutes que BigBen sonne la nouvelle heure :).

London by night

Voilà donc pour notre petit séjour londonien qui nous a bien plu. Je ne dirai pas, comme nombre de mes connaissances, que je suis amoureuse de Londres et je n’irai pas 40 fois par an. Mais j’ai bien aimé la ville et si un jour je devais y retourner, j’ai déjà plusieurs idées de choses que je n’ai pas pu faire cette fois-ci :). Et surtout, je reviendrais avec une valise pour pouvoir acheter plein de gourmandises 😀 ! (parce que je n’ai quasiment rien pu acheter car je n’avais qu’un sac à dos en cabine et que presque tout est interdit!)

Je reviendrai d’ici peu avec un article plus court sur Cambridge. Vous pouvez en attendant déjà découvrir les photos sur Facebook.

[ Photos ]

Sur le « pont de la météo »