Recette de Bretzel

Peut être un des symboles culinaires de l’Allemagne : les Bretzels! Aujourd’hui, je vous donne la recette pour les refaire chez vous 🙂 !

Ingrédients

  • 500 g de farine
  • 300 ml de lait froid
  • 10 g de levure boulangère
  • 1 et 1/2 cuillère à café de sel
  • 30 g de beurre mou
  • Gros sel
  • 1,5 l d’eau
  • 2 cuillères à café de sel
  • 40 g de bicarbonate de sodium

Préparation

Dans un grand saladier, mélanger la farine et le sel puis incorporer la levure le beurre et le lait froid. Bien pétrir jusqu’à ce que la pâte ne colle plus aux doigts.

Laisser lever le mélange recouvert d’un torchon dans un endroit chaud pendant 1h30.

Faire bouillir de l’eau dans une casserole avec le sel et le bicarbonate. Pendant ce temps étaler la pâte sur un plan de travail et la couper en 10 morceaux égaux.

Façonner des bretzels ou des petites baguettes puis les plonger un par un dans l’eau bouillante, attendre qu’ils remontent et égoutter sur de l’essuie-tout.

Préchauffer le four à 200°C. Mettre les bretzels sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, saupoudrer de gros sel et faire plusieurs entailles sur chaque bretzel. Enfourner pendant 15 minutes.

A noter : cette recette est pour les Bretzels au sel, mais vous pouvez les dériver sous d’autres formes : avec du fromage, différentes graines, même en faire des sucrés!

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Le coût du carnaval

Une fois n’est pas coutume, en cette semaine de carnaval, je viens vous présenter une facette de cet événement que les Colonais attendent chaque année avec impatience! Cette année, je me suis penchée sur l’aspect financier du carnaval pour un carnavaliste. Je ne vous parlerai donc pas de bières mais du coût réel du carnaval pour une personne faisant partie d’une association. Car là aussi est tout la différence d’avec les fêtards occasionnels qui eux ne se ruinent qu’en alcool là où les vrais carnavalistes font un réel investissement dans le temps! Comme pour tout, l’argent dans le monde du carnaval est un sujet un peu tabou, aussi il a été parfois difficile de trouver des chiffres exacts, cependant, vous pourrez déjà avoir une certaine idée de l’investissement que cette passion représente.

Tout d’abord, qui veut faire partie d’une association de carnaval doit payer une cotisation annuelle. Les prix varient en fonction de plusieurs facteurs : niveau d’activité dans l’association (actif ou inactif), âge (adulte ou enfant), rang tenu, taille de l’association, etc. La cotisation à l’année varie donc de 50€ à quelques centaines d’euros!

Une fois membre, il faut bien sûr le costume qui va avec. Si les nouveaux cotisants peuvent louer leur costume pour les premières années, de même que les enfants, arrivera tôt ou tard le moment d’acheter son propre costume. Et là encore, le porte-monnaie peut avoir à transpirer un peu! Ainsi, dans les plus grandes associations de Cologne, un costume (tels que ceux ci-dessous) peut coûter jusqu’à 4000€! Et on ne parle pas des différents accessoires tels que les différents chapeaux/casques qui coûtent dans les 400€ à eux seuls.

Ceux qui montent à cheval doivent avoir un minimum d’heures d’équitation dans l’année pour attester de leur niveau ainsi qu’un « pass d’équitation » s’ils veulent pouvoir monter lors du défilé. Je n’ai là aucune indication de prix mais c’est bien sûr encore une somme à ajouter au budget du carnavaliste cavalier.

Lors du défilé, tout le monde s’empresse de ramasser bonbons, fleurs et autres petits cadeaux sans pour autant se demander qui a payer pour cela. Eh bien chaque carnavaliste achète son matériel à jeter et là encore, les budgets d’investissement, décidés personnellement, varient de zéro (ceux qui ne lancent rien) à facilement 1000€! Vous regarderez d’un œil différent désormais tous ces petits bonbons qui volent! De plus, ceux qui veulent être sur un char doivent aussi payer, à Cologne ça commence à 2500€ la place en haut!

Voilà pour un premier aperçu du coût du carnaval pour les « pratiquants ». Comme dit au départ, ces sommes restent souvent des approximations car les plus grandes associations de carnaval se gardent bien de dévoiler leurs tarifs au grand public. En tout cas, une chose est sûre, ce n’est pas un loisir à la portée de tout le monde en ce qui concerne les plus grandes associations mais si l’envie de faire partie d’un groupe de carnavalistes ne vous lâche pas, sachez que les plus petites associations sont accessibles à des budgets beaucoup plus modestes ;).

Recette Rote Grütze

Aujourd’hui je vous présente la recette d’un dessert typiquement allemand, très simple, et pourtant totalement inconnu en France : le Rote Grütze.

Ingrédients (4 personnes)

  • 25 gr de maïzena
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 40 gr de sucre
  • 300 gr de fruits rouges surgelés
  • Crème à la vanille

Préparation

Mettez les fruits rouges surgelés dans une casserole avec les sucres et 3 c.s. d’eau.
Laissez les fruits mijoter à feu doux pendant une quinzaine de minutes. Mélangez la maïzena avec un peu d’eau avant de l’ajouter à la compote de fruits rouges.
Laissez épaissir pendant quelques minutes. Laissez refroidir à température ambiante puis réservez au frais jusqu’au moment de servir.
Servir avec la crème à la vanille en accompagnement.
Bon appétit!

Casse-noisette et le Roi des Souris

En ce début de la période de l’Avent, quoi de mieux que de se replonger dans un conte de Noël? Voici une histoire loin d’être inconnue, mais saviez-vous qu’elle avait été écrite par un Allemand, ETA Hoffman?

C’est le soir de Noël, chez Franz et Marie. Ils attendent la visite de leur oncle Drosselmeyer. Il est horloger et leur apporte souvent de bien étranges jouets qu’il fabrique lui même. Il raconte aussi de fabuleuses histoires…
Le voilà qui arrive ce soir là avec trois nouveaux incroyables petits automates et il sort de sa poche, une sorte de poupée en bois, droit comme un petit soldat, avec une grande bouche qui sert de casse-noisette, tout simple. Les enfants regardent ces nouveautés et Marie prend le casse-noisette pour voir de près comment il fonctionne. Franz veut à son tour s’en emparer. Il tire dessus, Marie ne le lâche pas et, ce qui devait arriver arriva, le casse-noisette se casse !
Marie commence à pleurer mais oncle Drosselmeyer s’empare vite du jouet et avec son mouchoir lui fabrique un pansement qui lui remet la machoire en place. Marie le remercie mais la maman de Marie en a assez de tout ce bruit et elle les envoie vite au lit.
– « Allez hop Franz! Hop Marie! Allez vite vous coucher. Vous êtes trop énervés ce soir ».
Marie part sagement dans son lit et laisse sa nouvelle poupée blessée dans un petit lit de poupée au pied du sapin.
L’oncle Drosselmeyer vient lui souhaiter bonne nuit et lui raconte une bien curieuse histoire.
– « Tu sais Marie, ce casse-noisette n’est pas une poupée ordinaire, c’est un jeune homme qui se cache à l’intérieur. Voilà sa véritable histoire :
Il y a longtemps un roi et une reine eurent une fille, la princesse Pirlipat, qui était devenue très laide à cause d’un mauvais sort lancé par le roi des souris. Les souris du château avaient cependant promis que si un jour un homme voulait délivrer la princesse de sa laideur il le pourrait. Il lui faudrait pour cela casser avec les dents une noix très dure et en donner son fruit à manger à la princesse.
Bien des jeunes gens étaient venus pour tenter de délivrer la princesse de ce mauvais coup du sort, mais, jusqu’à présent, ils s’y étaient tous cassé les dents.
Or, un jour, mon neveu, qui avait eu vent de cette histoire, se présenta au château. On lui apporta la fameuse noix très dure et, d’un coup de dent, d’un seul coup de machoire, il l’ouvrit et en offrit le fruit à la princesse. Elle croqua cette noix et, comme par enchantement, se transforma en une magnifique jeune fille.
Mon neveu, ébloui par tant de beauté, recula de trois pas pour saluer la princesse, comme il se doit. Faisant cela il marcha malencontreusement sur la queue d’une souris venue assister à à la scène. Le roi des souris, furieux de cet incident, lui jeta un sort et le transforma en casse-noisette en bois !
Bien sûr la princesse ne voulut pas d’un casse noisette comme mari, alors on le chassa du château.
Voilà la triste histoire de mon neveu le casse-noisette.
Allez Marie, dors bien et fais de beaux rêves! »

L’oncle Drosselmeyer éteignit la lumière, sortit et ferma doucement la porte; Marie commençait à peine à s’endormir. Elle n’arrivait pas à trouver le sommeil aussi décida-t-elle d’aller chercher son casse-noisette.
Elle se dirigeait vers le salon lorsqu’elle constata qu’il se passait des choses un peu bizarres. Elle ne savait pas exactement ce que c’était, si c’était elle qui rapetissait ou si tout se mettait à grandir autour d’elle.
Toujours est-il que bientôt toute une armée de souris, qui semblait descendre du sapin de noël, vint encercler Casse-Noisette. Le petit bonhomme se leva, appela à l’aide les soldats de bois de Franz et tous les autres jouets qui l’entouraient. Ils se mirent en route tous ensemble contre les souris.
Le roi des souris arriva et fonça directement sur Casse-Noisette. Voyant cela Marie attrapa son chausson, visa rapidement le roi et lança violemment sa pantoufle sur lui. Il tomba à terre, mort ou assomé. Les souris l’emportèrent et se retirèrent toutes du champ de bataille.
Casse-Noisette vint vers Marie pour la remercier.
– « Tu m’as sauvé la vie! Je ne sais comment te remercier! »
En disant cela il prenait vie et peu à peu se transformait en un magnifique jeune homme. Marie n’en croyait pas ses yeux.
– « Viens avec moi, lui dit-il, je vais t’offrir une belle promenade là où tu n’es encore jamais allée ».
Et, comme par magie, les voilà emportés dans un tourbillon de flocons de neige.

Dans leur valse folle ils voyagèrent dans les airs et se retrouvèrent devant la fée Dragée qui leur dit de sa douce voix :
– « Ah! vous voilà enfin! Je vous attendais pour le goûter. Venez vite jusqu’au royaume des gourmandises, au fabuleux pays des friandises
Le paysage était féérique : les chemins étaient en caramel, les fontaines prodiguaient des jets de grenadine, il y avait des maisons en nougat, des escaliers en biscuit, jusqu’au palais de la fée tout en choux à la crème, se dressant comme une immense pièce montée.
– Comme je suis contente de vous voir, continuait la fée Dragée. Votre voyage s’est bien passé?
– Oui, répondit Casse-Noisette, mais auparavant nous avons dû affrontrer l’armée des souris et, sans Marie, je crois bien que je serais mort à l’heure qu’il est.
Marie sourit, fière, d’avoir pu aider ce vaillant et beau garçon qui lui tenait la main.
– Allez, installez-vous, poursuivit la fée Dragée. Vous allez goûter en assistant au plus beau spectacle que je puisse vous offrir.
La belle fée conduisit alors les deux enfants vers une table magnifique où se dressait un gigantesque goûter. elle leur offrit de délicieux et succulents gâteaux accompagnés de boissons fraiches et chaudes dans une vaisselle étincelante.
Puis d’un coup de baguette magique, elle appella les artistes qui apparaissaient devant les yeux ébahis de Marie.

Le premier numéro était celui du Prince Chocolat qui exécuta une danse espagnole endiablée durant laquelle il frappait des pieds pour mieux en souligner le rythme ensorcelant.
Vint ensuite le café d’Arabie qui semblait flotter au dessus du sol comme un doux arôme qui faisait frémir les narines des enfants. Ce fut alors le moment du thé de Chine. Il bouillonnait en tournant comme un manège saluant à chacun de ses tours les enfants en joie.
S’élancèrent alors les courageux et intrépides petits bonbons russes à la menthe qui avaient préparé d’incroyables cascades et culbutes, puis un groupe de quelques danseuses en massepain qui apportèrent une touche légère et gracieuse à cette folle débandade.
Marie et Casse-Noisette applaudissaient de tout leur coeur.
Madame Gingembre vint prendre place sur scène avec une flopée d’enfants tous plus mignons les uns que les autres. Ils se lancèrent dans une époustouflante série de galipettes entrecoupées de rires qui fusaient de toute part.

Dans le calme qui suivit leur départ, une cascade de fleurs en sucre déferla dans la pièce. Elles ouvraient leurs pétales dorés en vagues successives, traversaient la pièce avec grâce et élaboraient d’élégantes compositions avant de se rejoindre toutes ensemble dans un magnifique bouquet final.

Après cette valse de fleurs, la fée Dragée refit son apparition, escortée d’un tout jeune homme. L’élégance et la grâce de leurs silhouettes donnaient à leur danse l’allure d’un tendre tête-à-tête.
– « Voilà comment je voudrais être quand je serai grande, se dit Marie en son for intérieur. Et je voudrais que toutes les fêtes soient aussi joyeuses et belles que celle-ci».
Marie descendit de son trône, embrassa la fée Dragée et remercia tous les danseurs. Puis elle prit la main de son prince et tous deux s’éloignèrent vers le futur.
Lorsque Marie ouvrit les yeux, elle était dans son lit. Casse-Noisette, son petit bonhomme en bois, était là, à ses côtés, le mouchoir autour de la tête. Marie ne savait plus trop quoi penser. Elle le regarda, dénoua le mouchoir et constata que la machoire s’était, comme par miracle, réparée. Elle ne savait vraiment plus du tout quoi penser.

On frappa alors à la porte.
– Entrez! claironna Marie!
Apparurent alors dans l’embrasure de la porte l’oncle Drosselmeyer et son neveu! Son neveu en chair et en os, en tout point identique au jeune homme du rêve de Marie.
D’un pas lent et solennel il se dirigea vers Marie et lui donna la main afin qu’elle descende de son lit.
Décidément à Noël tout est vraiment possible !

Reibekuchen

Aujourd’hui, je vous invite pour une nouvelle découverte culinaire allemande et vous propose même la recette toute simple de cette spécialité : le Reibekuchen ou galette de pommes de terre en français. Ce n’est pas une recette inconnue des Francais, mais cela reste quand même un plat typique d’Allemagne, de Cologne notamment. D’ailleurs, en Colonais, on les appelle Rievkooche.

Ces galettes se mangent préférablement avec de la compote de pomme, faite maison bien sûr!

Passons à la recette (source marmiton):

Ingrédients (pour 4 personnes)

– 7 grosses pommes de terre
– 3 oignons
– 1 œuf
– 3 cuillères à soupe de farine
– sel et poivre
– huile

Préparation de la recette :

Éplucher les pommes de terre et l’oignon et les râper finement. Il faut retirer l’excédent d’eau.

Ajouter la farine, l’œuf, un peu de sel et de poivre. Bien mélanger l’ensemble.

Dans une poêle, porter à ébullition un peu d’huile puis y déposer 4 cuillères à soupe de la préparation.

Faire bien dorer les galettes d’un côté, les retourner et laisser dorer sur l’autre face. Les sortir.

Recommencer jusqu’à épuisement de la pâte.

Disposer les galettes sur un plat de service. Les servir bien chaudes avec de la compote de pommes.

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