Les plus belles chansons Kölsch {2}

Aujourd’hui, je vous propose un nouvel article des plus chansons Kölsch. Cette fois, je vous propose quelques titres ayant pour thème la multiculturalité de Cologne. A l’heure où le nationalisme et le racisme reprennent du pouvoir, Cologne reste encore et toujours ouverte et aime le crier haut et fort.

Stammbaum, Blääck Fööss (LA chanson qui décrit le mieux Cologne : elle retrace son histoire et ses origines par les différentes invasions et migrations et aujourd’hui, tout ce petit monde ne forme qu’un)

Wenn mir uns all he verstonn, Paveier (« Si on s’entendait tous, cela serait tellement plus simple »)

Mir sin eins, Kasalla (« Les Colonais sont chacun la petite pierre d’une grande mosaïque qui fait Cologne)

Et pour finir voici une affiche sortie récemment, elle aussi mettant en scène la multiculturalité de Cologne. Saurez-vous reconnaître les différentes nations représentées et leur histoire?

Retrouver le premier article de cette série ici!

Conte allemand – Le maître-voleur

Pour bien débuter ce mois de mars, je vous propose aujourd’hui un nouveau conte allemand, des frères Grimm bien entendu : Le maître-voleur (Der Meisterdieb). Bonne lecture!

Il était une fois un vieil homme et sa femme, assis devant leur pauvre maison. Après le travail, ils prenaient quelque repos. Tout à coup arriva une magnifique voiture, tirée par quatre chevaux noirs, dont descendit un homme richement vêtu. Le paysan se leva, s’approcha du seigneur, lui demanda ce qu’il désirait et en quoi il pourrait lui être utile. L’étranger lui tendit la main et dit :
– Je n’ai qu’un désir : déguster pour une fois un repas campagnard. Préparez des pommes de terre comme vous le faites pour vous ; je prendrai place à votre table et leur ferai honneur avec joie.
Le paysan sourit et dit :
– Vous êtes comte, prince ou même duc. Des gens très bien ont parfois de telles envies. Que la vôtre soit satisfaite !
Sa femme alla à la cuisine et commença à laver et à éplucher les pommes de terre dont elle voulait faire des boulettes à la mode paysanne. Pendant qu’elle travaillait, le vieux dit à l’étranger :
– En attendant, venez au jardin. J’ai encore quelque chose à y faire.
Il avait creusé des trous et voulait y planter des arbres.
– N’avez-vous pas d’enfants, lui demanda l’étranger, qui pourraient vous aider dans votre travail ?
– Non, répondit le paysan. J’ai bien eu un garçon, ajouta-t-il, mais il est parti de par le monde, voici bien longtemps. C’était un jeune dépravé, malin et astucieux, mais qui ne voulait rien apprendre et ne cessait de jouer de mauvais tours. À la fin, il est parti et je n’en ai plus jamais entendu parler.
Le vieil homme prit un arbuste, le plaça dans un trou et lui adjoignit un tuteur. Et quand il eut rassemblé la terre et qu’il l’eut bien tassée, il lia l’arbre au tuteur avec des brins de paille, en haut, au milieu et en bas.
– Mais dites-moi, dit le seigneur, pourquoi n’attachez-vous pas de même à un tuteur cet arbre rabougri, là dans le coin, qui traîne presque par terre tant il est tordu, de façon qu’il pousse droit ?
Le vieux eut un sourire et dit :
– Vous parlez, Monsieur, comme vous l’entendez. On voit bien que vous ne vous êtes jamais occupé de culture. Cet arbre là est vieux et rabougri. Personne ne pourra plus jamais le redresser. C’est quand ils sont jeunes que l’on peut faire pousser les arbres droit.
– C’est comme pour votre fils, dit l’étranger. Si vous l’aviez dressé pendant qu’il était encore jeune, il ne serait pas parti. Lui aussi a dû devenir dur et rabougri.
– Certainement, rétorqua le vieux, voilà déjà bien longtemps qu’il est parti , il a dû changer.
– Le reconnaîtriez-vous s’il se présentait devant vous ?
– Je reconnaîtrais très difficilement ses traits, répondit le paysan. Mais il est possède un signe particulier, une envie sur l’épaule, qui ressemble à un haricot.
À ces mots, l’étranger retira sa veste, dénuda son épaule et montra l’envie au paysan.
– Seigneur Dieu ! s’écria celui-ci, tu es vraiment mon fils.
Et l’amour qu’il avait pour son enfant gonfla son cœur.
– Mais, ajouta-t-il, comment peux-tu être mon fils ? Tu es devenu un grand seigneur qui vit dans la richesse et le superflu. Comment en es-tu arrivé là ?
– Ah ! père, répondit le seigneur, le jeune arbre était attaché à un tuteur trop faible et il a poussé tordu. Maintenant, il est trop vieux et ne se redressera plus. Comment j’en suis arrivé là ? Je suis devenu voleur. Mais ne vous effrayez pas ; je suis un maître voleur. Pour moi n’existent ni serrures ni verrous. Tout ce qui me plaît m’appartient. Ne croyez pas que je vole comme un quelconque voleur. Non. je ne prends que le superflu des riches. Les pauvres peuvent être tranquilles ; je leur donnerais plutôt que de leur prendre.
– Ah ! mon fils, dit le vieux, tout cela ne me plaît pas pour autant. Un voleur est un voleur. Je te le dis : cela finira mal.
Il le conduisit auprès de sa mère et lorsqu’elle apprit qu’il était son fils, elle en pleura de joie. Mais quand il lui dit qu’il était devenu maître voleur, son visage se couvrit de larmes de tristesse. Finalement, elle dit :
– Même s’il est voleur, il est mon fils et je suis heureuse de le revoir.
Ils prirent tous place à table et le voleur mangea de nouveau avec ses parents la mauvaise nourriture qu’il avait connue si longtemps. Puis le père dit :
– Si notre seigneur, le comte, là-bas dans son château, apprend qui tu es et ce que tu fais, il ne te prendra pas dans ses bras et ne te bercera pas comme il l’a fait le jour de ton baptême ; il t’enverra balancer au bout d’une corde.
– Soyez sans inquiétude, mon père, dit le fils. Il ne me fera rien : je connais mon métier. Aujourd’hui même, j’irai chez lui.
Quand vint le soir, le maître voleur prit place dans sa voiture et se rendit au château. Le comte le reçut avec déférence, le prenant pour un personnage respectable. Lorsque l’étranger lui eut dit qui il était, il pâlit et resta quelque temps silencieux. Puis il dit :
– Tu es mon filleul. Mon pardon tiendra lieu de justice et j’agirai imprudemment à ton égard. Puisque tu te vantes d’être un maître voleur, je vais soumettre ton art à l’épreuve. Si tu échoues, la corde sera ton épouse et le croassement des corbeaux te servira de marche nuptiale.
– Monseigneur, répondit le voleur, choisissez trois épreuves aussi difficiles que vous le voudrez ; si je ne réussis pas à réaliser ce que vous demanderez, vous ferez de moi selon votre bon plaisir.
Le comte réfléchit un instant, puis il dit :
– Eh bien ! pour commencer, il faudra que tu me voles un cheval à l’écurie ; en deuxième lieu, il te faudra retirer les draps de notre lit pendant que nous y serons couchés, ma femme et moi, sans que nous nous en apercevions. En même temps, tu retireras, de son doigt, l’alliance de mon épouse. En troisième et dernier lieu, je veux que tu procèdes à l’enlèvement du curé et du bedeau en pleine église. Prends bien note de tout cela, car il en va de ta vie !
Le maître voleur se rendit à la ville la plus proche. Il acheta de vieux habits à une paysanne et s’en revêtit. Il se farda le visage avec de la couleur brune, y dessinant même des rides. Il remplit un petit tonneau de vin de Hongrie auquel il mélangea un puissant soporifique. Il plaça le tonneau sur un support fixé à son dos et, d’une démarche vacillante, il se rendit à pas lents au château du comte.
Lorsqu’il y parvint, il faisait déjà nuit. Il s’assit sur une pierre dans la cour, se mit à tousser comme une vieille poitrinaire et se frotta les mains comme s’il mourait de froid. Devant la porte des écuries, des soldats étaient allongés autour d’un feu. L’un d’eux remarqua la femme et lui cria :
– Viens par ici, petite mère, viens te réchauffer près de nous. Puisque tu n’as pas de toit, prends l’hôtel qui se trouve sur ton chemin.
La vieille s’approcha d’eux en boitillant, leur demanda de la débarrasser du support et du tonneau et s’assit auprès d’eux.
– Qu’as-tu donc dans ton tonneau, la vieille ? demanda l’un des soldats.
Un bon coup de vin, répondit-elle. Je vis de ce commerce. Pour de l’argent et quelques bonnes paroles, je vous en donnerai volontiers un verre.
– Apporte voir ! dit le soldat.
Elle le servit et les autres suivirent l’exemple de leur camarade.
– Holà ! les amis, cria l’un d’eux à ceux qui se tenaient dans l’écurie, il y a ici une petite mère qui a du vin aussi vieux qu’elle. Buvez-en un coup ; ça vous réchauffera l’estomac mieux que notre feu.
La vieille porta son tonneau dans l’écurie. Un des soldats était assis sur le cheval tout sellé du comte ; un autre tenait la bride, un troisième s’occupait de natter la queue. La vieille versa à boire tant qu’on voulut, jusqu’à épuisement de la source. Bientôt, la bride tomba de la main de celui qui la tenait et lui-même s’en alla ronfler par terre ; l’autre abandonna la queue, s’allongea et ronfla plus fort encore ; celui qui était en selle y resta, mais sa tête s’inclina presque jusque sur le cou du cheval , il s’endormit à son tour et se mit à émettre des bruits de soufflet de forge. Les soldats qui étaient dehors dormaient depuis longtemps. Ils ne bougeaient pas plus que s’ils eussent été de pierre. Quand le maître voleur vit que tout avait bien marché, il plaça dans la main de l’un une corde à la place de la bride, à l’autre un balai de paille en remplacement de la queue. Mais qu’allait-il faire du troisième, celui qui était sur le cheval ? Il ne voulait pas le faire tomber : il se serait réveillé et aurait pu crier. Le voleur trouva le bon moyen : il défit les courroies de la selle, accrocha celle-ci à des cordes qui pendaient au mur dans des anneaux et hissa le cavalier au plafond. Puis il attacha solidement la corde à un poteau. Il eut tôt fait de libérer le cheval de sa chaîne. Mais on risquait d’entendre le bruit que feraient ses sabots sur les pavés de pierre de la cour. Il les enveloppa de vieux chiffons, fit sortir le cheval avec précaution de l’écurie et de la cour, lui sauta dessus et partit au galop.
Quand le jour fut levé, le maître voleur se précipita au château avec le cheval. Le comte venait de se réveiller et il regardait par la fenêtre.
– Bonjour, Monseigneur ! lui cria le voleur. Voici le cheval que j’ai réussi à sortir de l’écurie. Regardez comme vos soldats dorment bien ! Et si vous allez à l’écurie, vous verrez comme vos gardes s’y sont mis à l’aise.
Le comte ne put s’empêcher de rire. Puis il dit :
– Tu as réussi une fois. Il n’en ira pas de même la prochaine. Et je te préviens ; puisque tu t’es présenté comme voleur, agis en voleur.
Le soir, quand la comtesse s’en fut se coucher, elle serra bien fort les doigts de la main qui portait l’alliance et le comte lui dit :
– Toutes les portes sont fermées et verrouillées ; je vais rester éveillé et j’attendrai le voleur. S’il entre par la fenêtre, je l’abats.
Le maître voleur, lui, se rendit dans l’obscurité au gibet, en décrocha un pauvre pécheur qui pendait là et, sur son dos, il le porta au château. Il appuya une échelle sous la fenêtre de la chambre à coucher du comte et commença à grimper. Quand il fut arrivé assez haut pour que la tête du mort apparaisse à la fenêtre, le comte, qui guettait depuis son lit, tira un coup de pistolet. Aussitôt, le voleur laissa dégringoler le pendu, sauta lui-même au bas de l’échelle et se cacha dans un coin. La lune était si brillante qu’il vit nettement le comte descendre par l’échelle, et porter le cadavre dans le jardin. Il commença à y creuser un trou pour l’enterrer. « Voilà le bon moment », se dit le voleur. Il se faufila hors de son coin et monta par l’échelle, dans la chambre de la comtesse.
– Ma chère épouse, dit-il en contrefaisant la voix du comte, le voleur est mort. Mais comme il était mon filleul et qu’il fut plus coquin que méchant, je ne veux pas qu’il soit exposé à la honte publique. J’ai également pitié de ses pauvres parents. Avant que le jour se lève, je vais l’ensevelir moi-même dans le jardin pour que l’affaire ne s’ébruite pas. Donne-moi les draps pour que j’y enveloppe le corps.
La comtesse lui donna les draps.
– Et puis, sais-tu, j’ai envie d’être généreux. Donne-moi donc ta bague. Le malheureux a risqué sa vie pour elle ; qu’il l’emporte dans la tombe.
La comtesse ne voulait pas aller contre la volonté de son mari et, quoiqu’il lui en coûtât, elle retira l’alliance de son doigt et la lui tendit. Le voleur partit avec son butin et arriva sans encombre à la maison, avant même que le comte eût achevé son travail de fossoyeur.
Il en faisait une figure, le comte, le lendemain matin, quand le voleur lui rapporta les draps et l’anneau !
– Serais-tu sorcier ? lui demanda-t-il. Qui t’a sorti de la tombe dans laquelle je t’ai moi-même enfoui ? Qui t’a rendu la vie ?
– Ce n’est pas moi que vous avez enterrée dit le voleur, mais un pauvre pécheur enlevé au gibet.
Et il lui raconta en détail comment il avait fait. Le comte dut convenir qu’il était vraiment un voleur plein de ruse.
– Mais tu n’en as pas fini ! lui dit-il. Il te reste une dernière tâche à accomplir et si tu n’y réussis pas, tout ce que tu as déjà fait ne te servira de rien.
Le voleur sourit et ne répondit pas.
Lorsque la nuit fut venue, il se rendit à l’église du village avec un grand sac sur le dos, un paquet sous le bras et une lanterne à la main. Dans le sac, il y avait des crabes et dans le paquet des petites bougies. Le voleur s’installa dans le cimetière, sortit un crabe du sac, et lui colla une bougie sur le dos. Il l’alluma, posa l’animal sur le sol et le laissa marcher. Il en prit un deuxième, procéda à la même opération et continua ainsi jusqu’à ce qu’il eût retiré tous les crabes du sac. Il s’affubla alors d’une longue houppelande noire qui ressemblait à une robe de moine et fixa à son menton une longue barbe grise. Rendu méconnaissable, il pénétra dans l’église et monta en chaire. L’horloge du clocher sonnait précisément minuit. Quand le dernier coup eut tinté, il cria très fort, d’une voix perçante :
– Oyez, pauvres pécheurs ! La fin du monde est arrivée ! Le jour du jugement dernier n’est plus éloigné ! Écoutez ! Écoutez ! Que celui qui veut aller au ciel entre dans mon sac. Je suis saint Pierre, celui qui ouvre ou ferme la porte du Paradis. Regardez, dehors, dans le cimetière, les morts sortent de leurs tombes et rassemblent leurs ossements. Venez, venez, entrez dans le sac, c’est la fin du monde !
Sa voix retentit dans tout le village. Le curé et le bedeau, qui habitaient tout près de l’église, l’avaient entendue les premiers. Lorsqu’ils virent les lumières se promenant dans le cimetière, ils comprirent que quelque chose d’inhabituel se passait et se rendirent à l’église. Ils écoutèrent le prêche du voleur pendant quelque temps. Puis le bedeau toucha le curé du coude et dit :
– Après tout, il ne serait pas mauvais de profiter de l’occasion et d’aller ensemble, sans plus de difficulté, au Paradis, avant le jugement dernier.
– Bien sûr, répondit le prêtre. C’est ce que je me disais. Si vous êtes d’accord, nous allons y aller.
– Oui, reprit le bedeau, mais la priorité vous appartient. Je vous suivrai.
Le prêtre passa donc le premier et monta en chaire où le voleur tenait son sac. Il s’y faufila, suivi du bedeau. Aussitôt, le maître voleur ficela solidement le sac et le tira au bas de l’escalier. Chaque fois que les têtes des deux dupes heurtaient une marche, il criait :
– Nous franchissons déjà les montagnes !
De la même façon, il les traîna à travers le village et quand il passait dans des flaques d’eau, il disait :
– Maintenant, nous traversons déjà les nuages de pluie !
Et quand, finalement, il monta l’escalier du château, il s’écria :
– Nous sommes dans l’escalier du paradis ; nous allons entrer dans l’antichambre !
Quand il fut arrivé en haut, il jeta le sac dans la cage aux colombes et comme celles-ci battaient des ailes, il dit :
– Entendez-vous comme les anges se réjouissent et agitent leurs ailes ?
Il referma la porte de la cage et s’en fut.
Le lendemain matin, il se rendit auprès du comte et lui dit qu’il avait accompli sa troisième tâche en enlevant le curé et le bedeau en pleine église.
– Où les as-tu laissés ? demanda le comte.
– Ils sont en haut, dans la cage aux colombes, enfermés dans un sac et s’imaginant être au Ciel.
Le comte alla voir lui-même et vit que le voleur lui avait dit la vérité. Quand il eut libéré le curé et le bedeau de leur prison il dit :
– Tu es le roi des voleurs et tu as gagné. Mais disparais de mon pays ! Si on t’y revoit, tu peux être sûr de finir sur la potence.

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L’histoire du Dreigestirn du carnaval

Une fois n’est pas coutume, le carnaval battant son plein, voilà l’occasion de vous parler encore un peu de cet événement. Cette année, je profite du fait que ma belle-mère fasse partie du premier Damen Dreigestirn de notre ville pour vous en dire plus  sur ce trio qui régit une ville le temps de carnaval.

Le Dreigestirn, c’est le trio qui domine une session de carnaval. Celui-ci existe depuis 1870, mais le nom n’est officiel que depuis 1938. Il se compose du prince, du paysan et de la jeune fille. Le prince est le chef de ce trio et tient toujours un sceptre dans sa main comme symbole de son pouvoir ; le paysan représente celui qui défend la ville et a ainsi pour symbole les clés de sa cité ; enfin la jeune fille représente le charme pour venir équilibrer avec le côté très masculin de ses deux acolytes et a pour symbole une couronne et un miroir.

Pour faire partie de ce trio, il faut être membre d’une association de carnaval. Généralement, un trio vient d’une même association même si ce n’est pas une obligation. Les candidats doivent postuler et les heureux élus, en plus de devenir des célébrités locales, ont le plaisir de vider leur compte en banque! Car oui, cette petite affaire coûte de l’argent, il faut payer en plus des costumes, les médailles de l’association qu’ils distribueront lors de leurs apparitions sur scène, les frais de transport, etc. Aucun chiffre n’est rendu officiel, cependant il se dit que le prince de Cologne doit débourser 100.000€ pour vivre son rêve.  Inutile de vous dire que le Dreigestirn de Cologne ne se compose que de personnes assez aisées.

A l’origine et de nos jours encore, ce trio est exclusivement masculin. Mais de plus en plus de trios féminins voient le jour et à Frechen, le tout premier dans la sous-ville de Bachem et ma belle-mère en est la jeune fille. Il ne serait tarder que le premier trio féminin prenne le pouvoir à Cologne à son tour! Après avoir élu sa première mairesse, cela serait presque une suite logique! Mais si les femmes commencent à prendre lentement le pouvoir, les Dreigestirn d’enfants ont déjà une longue histoire, ceux-ci sont d’ailleurs les seuls mixes, au contraire des adultes. Dans les villes petites et moyennes il peut encore arriver qu’une princesse ou un prince seul(e) régisse le carnaval, faute d’avoir un trio, de même que pour les enfants. C’est d’ailleurs le cas à Frechen même : nous avons un prince adulte et une princesse ou un prince enfant.

Pour terminer, une photo de notre Damen Dreigestirn avec leur superbe costume et dans l’ordre : la jeune fille, la princesse, la paysanne 🙂

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Les plus belles chansons Kölsch

Le carnaval approche et à cette occasion, je commence une nouvelle série d’articles, tout en musique! Je vais en effet vous présenter nombre de chansons Kölsch, regroupées par thèmes, avec la vidéo associée pour que vous puissiez aussi écouter ces article. Dans l’idéal j’essaierai également de vous faire découvrir un maximum d’artistes, mais certains groupes sont particulièrement productif en bonnes chansons, certains noms vont donc vous devenir plus familiers :).

Pour rentrer directement dans le vif du sujet, je vais vous présenter aujourd’hui quelques chansons parmi des centaines d’autres (et ça n’a pas été évident de faire un tri!) qui parlent de Cologne. Elle est une des villes les plus chantées au monde, principalement pour carnaval, et je suis sûre que certaines de ces chansons ne vous seront pas inconnues si vous avez déjà passé quelques jours à Cologne ou si vous connaissez un peu la culture allemande :). Dans tous les cas, ces chansons parlent de l’amour des Colonais pour Cologne et pour le Dom, aussi je ne vous ferai pas de grandes descriptions des contenus, ils sont tous assez identiques ;).

Stadt met K, Kasalla

Viva Colonia, Die Höhner

Liebe deine Stadt, Mo Torres & Cat Ballou, sur une idée de Lukas Podolski (un Colonais hyper fier de l’être)

Dat es Heimat, Räuber

Janz schön Kölle, Dormstürmer

Heimat es, Paveier

Jedäuf met 4711, Klüngelköpp (4711 est la célèbre eau de Cologne)

A une prochaine fois pour d’autres chansons 🙂 !

Les Allemands et l’amour

Je profite de l’approche de la St Valentin pour vous parler aujourd’hui qui nous a tous déjà concernés une fois : l’amour ; mais en version Outre Rhin bien évidemment.

La base de l’amour en Allemagne, c’est la même recette qu’un peu partout dans le monde : pourquoi faire simple quand on peut tout compliquer? Combien de fois aies-je lu/entendu des témoignages de Françaises désespérées parce qu’elles avaient l’impression de plaire à un Allemand mais que les signes qui leurs donnaient cette impression étaient plus qu’ambiguës?Le problème de l’homme allemand moderne, c’est la femme allemande. En effet, celle-ci s’est tellement battu pour avoir le même statut que l’homme sur tous les terrains que monsieur se sent castré dans sa masculinité et n’ose plus affronter la femme de peur de l’offenser, d’être maladroit, voire pire, d’être traité de macho s’il l’invite à prendre un verre. Sans compter que les Allemandes peuvent se montrer hyper froides, même si elles éprouvent une attirance certaine (ne surtout pas se montrer romantique, c’est réservé aux femmes faibles, pas aux féministes qui se respectent!). De ce fait, les Allemands font rarement le premier pas pour éviter les douches froides (c’est le cas de le dire!).

Les Allemandes sont donc beaucoup plus entreprenantes que les Françaises mais ce n’est pas gagné pour autant. Non, car si une femme fait le premier pas, nombre d’entre eux sont effrayés à l’idée d’être en couple et de perdre à tout jamais ce qui leur reste de virilité. Pourquoi si c’est la solution? C’est évident! Si mademoiselle ose se lancer de sang-froid, c’est qu’elle porte forcément le pantalon dans une relation amoureuse. Un tue-l’amour avant d’être déjà passé à table.

Mais heureusement, des couples arrivent quand même à se former, après parfois des mois voire des années d’approche et de jeu du chat et de la souris. Ils sont heureux un temps ensemble, tout va bien. Pour certains, c’est le grand Amour, mais pour d’autres, les choses se gâtent et finalement, la personne choisir se révèle ne pas être la bonne. La solution allemande à se nouveau problème? On serre les fesses et on reste avec elle/lui parce que non, pas envie de se retrouver à nouveau célibataire et de devoir lutter encore des années pour se recaser. Ou alors on se sépare mais on trouve le remplaçant dans le mois à venir pour ne pas rester seul. C’est pourtant bien connu, mieux vaut être mal accompagné que seul! Comment?? C’est l’inverse?? Flûte alors, les Allemands ont mal compris!

Je vous l’accorde, cet article est rempli de clichés et d’exagération. Malheureusement, ces faits ne sont pas non plus à 100% faux, la société allemande actuelle ayant un réel problème de position de la femme trop masculine et de l’homme trop féminine. Mais mesdemoiselles, soyez rassurées, les exceptions existent et les Allemands se sentent pousser des ailes lorsqu’une jolie Française se trouve dans les parages. Quant à vous messieurs, les Allemandes non plus ne sont pas indifférentes au charme des Français qui ont su garder leur virilité contrairement aux Teutons, alors n’hésitez pas, lancez-vous!

Et vous alors? Des anecdotes amoureuses à raconter sur les Allemand(e)s?

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