Témoignage de Laure

Aujourd’hui, je laisse la parole à Laure, expatriée depuis 5 ans en Allemagne qui vient vous livrer un petit bilan de ces cinq années passées Outre-Rhin.

5 ans à l’étranger, le premier bilan

Cinq ans ça fait long dans une vie. Surtout lorsqu’on arrive à 20 ans quelque part. Cinq ans, et toujours là. On a passé tous les stades de l’expatriation, de la lune de miel au choc culturel, On s’est forcé à apprendre la langue. On a appris à séduire, même en Allemagne on drague comme un pro. Les premières difficultés sont derrières, loin derrière, à des années lumières dans nos souvenirs. On est à la limite de se dire que si on était né ici, la vie n’en serait pas moins différente. On est même capable de situer Bitterfeld sur une carte (à dissocier de Bielefeld), c’est dire qu’on est presque un local. Mais qu’est-ce qui s’est passé en cinq ans et n’est-il pas temps de mettre les voiles ailleurs ?

Qui suis-je ?

Je suis Laure et je suis expatriée en Allemagne depuis cinq ans. J’ai grandie entre Paris et la Creuse. Et puis j’ai décidé faire des études en sciences économiques et commerce international pour pouvoir partir à l’étranger. Ça a commencé avec Londres pour quatre mois. J’ai du revenir en France par la suite, avec une envie pressante de partir. De fil en aiguille, j’ai vécu à Fribourg, Munich, Holzweißig, Leipzig et Berlin. Cinq ans d’amour avec un allemand et avec la Germanie.

Il était une fois en 2012

Je suis arrivée il y a cinq ans, c’était en 2012. Quand j’y repense je me sens bien naïve. Je venais à Fribourg pour étudier. J’avais déjà quitté la France auparavant, une fois et c’était en Angleterre. En revenant de quatre mois à Londres je n’ai eu qu’une envie, repartir le plus vite possible. L’université me proposait un double diplôme en Baden-Württemberg. J’avais toujours voulu vivre en Allemagne. Il n’y a jamais eu de raisons particulières à ça. L’occasion était à saisir. De Fribourg je suis partie à Berlin. Je dirais que c’est là que le destin a pris toute son ampleur. J’ai rencontré mon copain, je sentais que notre relation était sérieuse. Étant très amoureuse, j’ai appris l’allemand en quelques mois et mon allemand n’a jamais cessé de devenir meilleur. Aujourd’hui je comprends toutes les subtilités de la langue et je rêve en allemand. Mais pour en arriver là, j’ai dû m’accrocher.

Fribourg

La première année était une année de vacances, surtout à Berlin. Je me sentais comme une touriste de longue date. Tout est nouveau, je ne becquais pas un mot mais les gens avaient l’air sympas. La deuxième fut une année de désordre émotionnel, au niveau de tout, de l’amour, de la culture et de la nourriture. Je ne pensais qu’à une chose « les allemands sont tarés. Ils se nourrissent bio et vegan mais fument comme des pompiers. Ils sont incapables de dire je t’aime après un an de relation. Leur nourriture se rapproche plus du plastique que de quelque chose de réellement consommable. Ils bouffent quand même de la salade de pomme de terre à Noel en repas principal ! » Tu l’as compris, la deuxième année, je me suis sentie extrêmement paumée en Allemagne. La France me manquait. Et puis je ne maîtrisais toujours pas entièrement la langue.

La troisième année, je m’étais habituée à cette drôle de mentalité. Dans le fond j’étais dans une phase de transition où je ne comprenais ni les allemands, ni les français. Je n’étais nulle part à ma place, mais suffisamment bien intégrée pour ne laisser pas tomber maintenant. Je commençais même à faire de l’humour.

Fribourg

Quatrième année, quatrième job. Nouveau déménagement. Lentement la vie devenait banale. Je m’intéressais à la politique du pays. Je venais d’être acceptée par les amis de mon copain. D’un coup la vie m’a paru vide. J’ai repensé à partir. Je voyais l’expatriation comme un long chemin semé d’embûche que je venais de franchir. J’avais réussie à vivre en Allemagne. J’avais surtout envie de reprendre mes bagages et d’aller réessayer une expatriation, pour l’adrénaline du départ, pour le renouveau.

La cinquième année est une année charnière, l’année du bilan. Cinq ans me paraissent être une éternité. Je pense à acheter mon premier appartement à Berlin car je viens de me rendre compte que je ne serais peut-être plus à ma place ailleurs. Acheter, c’est l’envie de stabilité, de poser sa pierre quelque part. Je ne pense pas à repartir en France, au contraire. Parfois je repense à m’expatrier de nouveau, redécouvrir ce sentiment de solitude et d’adrénaline.

Holzweißig

L’Allemagne pour la vie ?

Je pense qu’il me faudra encore quelques années pour me décider vraiment. Mais je sais qu’à partir des cinq ans, il deviendra difficile de s’expatrier encore une fois. Malgré tout, une fois qu’on a passé le cap des 5 ans, on se rend compte qu’on a relevé les difficultés avec succès. On se sent plus libre, plus tolérant et plus fort, puisque rien ne sera vraiment confortable. Mais c’est ce qui fait de l’expatriation une expérience unique.

Merci encore à Laura pour sa participation! Et si vous aussi, vous souhaitez publier votre témoignage, rendez-vous ici pour plus d’informations!

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Témoignage de Miryam

Après cette petite trêve de Pâques, me voilà de retour parmi vous avec un nouveau témoignage! Aujourd’hui, c’est Miryam, qui présente sous forme d’interview son parcours franco-germano-autrichien et qui nous livre de jolies photos de la ville de Linz où elle vit actuellement 🙂

1. Bonjour Miryam et merci pour ta participation! Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Miryam, j’ai 25 ans. Après une année en Allemagne où j’ai fait un séjour Erasmus, je me suis expatriée en Autriche, à Linz où je suis assistante de français. Je suis une ce qu’on appelle une mordue d’Allemagne, et une nomade voyageuse.

2. Quel est ton parcours en Allemagne?

Mon parcours en Allemagne a débuté en 2010, par un premier voyage à 18 ans à Hambourg où j’ai passé quelques mois. Il faut savoir que j’ai appris l’allemand seule parce que je suis tombé littéralement amoureuse de ce pays. Depuis ce premier voyage, je n’ai eu de cesse de visiter ce pays : Berlin, Kiel, Hanovre, Francfort, Stuttgart, Heidelberg etc… C’est assez amusant d’ailleurs, parce que j’ai l’impression de plus connaître l’Allemagne que mon propre pays. Puis ayant toujours eu la volonté de faire un séjour Erasmus depuis des années, c’est naturellement en Allemagne qu’il s’est fait. Pendant un an entre 2015 et 2016, j’ai vécue à Mannheim dans le Bade-Wurtemberg.

3. Quelle ville d’Allemagne t’a le plus plu? Et pourquoi? Et laquelle t’a le moins plus? Pourquoi?

Sans aucune hésitation : Berlin. Parce que j’en suis véritablement amoureuse. C’est ma ville de cœur. J’y suis allée 13 fois. J’aime cette ville parce qu’elle a un énorme vécu qui m’a profondément touchée. C’est un musée à ciel ouvert.

Celle que j’aime le moins : Hanovre. Parce que j’y ai de mauvais souvenirs, mais surtout parce qu’elle ne m’a pas impressionné. Je ne l’ai pas trouvé intéressante et je trouve qu’il n’y a pas énormément de choses à voir à part les Nanas de Niki de Saint-Phalle.

4. Comment est la vie en Autriche?

La vie en Autriche est assez paisible et intéressante. Je vis à Linz, troisième plus grande ville du pays après Vienne et Graz. Elle se situe à mi-chemin entre Vienne à l’Est et Salzbourg à l’Ouest. C’est une ville entourée de verdure et de petites montagnes.

5. Remarques-tu de grosses différences entre la vie en Allemagne et la vie en Autriche?

À vrai dire, et c’est assez surprenant, pas vraiment. Si ce n’est que les Autrichiens sont plus « souples » que les Allemands, chose qu’eux-mêmes revendiquent. Il y a aussi le language. Pour des néophytes, ça peut vraiment être perturbant au début, mais on s’y fait très rapidement. Depuis que je suis ici, j’ai l’impression de réapprendre l’allemand puisque tout ce que j’ai appris n’est pas forcément utile ici. Par exemple, pour dire bonjour. En Allemagne, c’est « Hallo » ou « Guten Tag », en Autriche on dira « Servus » (On dit aussi Servus dans le Bade-Wurtemberg) et « Grüß Gott » (Dieu te salut), ce sont de petites choses mais ça perturbe au début. Pour le reste, je ne vois pas de différence, je ne me sens pas perdue dans les supermarchés puisque je retrouve les mêmes produits que ceux que j’acheté en Allemagne, à la différence qu’ils sont un peu plus cher parce que oui, le coût de la vie est globalement plus cher en Autriche, mais le salaire est en conséquence

6. Quels sont tes projets pour le futur proche? Allemagne? Autriche? France? Ou tout autre chose?

… Allemagne ! J’ai beau faire et refaire le tour et aller ailleurs, je finis toujours par y revenir. Je rentre en Allemagne, à Mannheim là où j’ai fait mon Erasmus pour y poursuivre mes études en Master et je pense m’y installé définitivement par la suite, ce qui a toujours était mon rêve et continuer à voyager.

Merci encore à Miryam pour sa participation, retrouvez-la sur son blog Nuage Nomade pour découvrir un peu plus la vie en Autriche :). Et si vous aussi, vous souhaitez publier votre témoignage, rendez-vous ici pour plus d’informations!

Témoignage de Magalie

Pour ce nouveau témoignage, c’est Magalie du blog Curieusement Bien qui a pris sa plume et qui vient partager avec vous son séjour à Cologne :). En plus de nous livrer un joli texte, ses photos sont superbes! Je vous laisse juger par vous-même :

Première journée

J’ai eu la chance il y a quelques semaines de partir quelques jours à Cologne en Allemagne. C’était l’automne.

Avant de partir, j’ai fait des recherches pour savoir ce que je pourrai trouver dans cette ville.

La plupart des sites ne vantait pas spécialement cette destination mais finalement Cologne cache de belles surprises.

Allez hop, suivez-moi, voici Cologne (Köln en Allemand), vu par une petite française !

La Cathédrale de Cologne (Kölner Dom)

Avec plus de 150m de haut, c’est le monument le plus visité en Allemagne. L’extérieur (même avec cette couleur noirâtre) est aussi majestueux que l’intérieur. Les vitraux sont splendides et pour ma part, j’ai beaucoup apprécié les mosaïques au sol! Une pure merveille ! On peut aussi y voir d’autres oeuvres religieuses remarquables, notamment un retable…j’en avais jamais vu d’aussi grand!

Cologne : la Vieille Ville (Köln : Die Altstadt)

C’est le quartier juste à côté de la Cathédrale. Rien d’exceptionnel. Cologne a été détruite à 80% pendant la seconde guerre mondiale, il ne reste donc presque plus de vieux bâtiments! Excepté dans ce quartier qui est surtout destiné aux touristes avec pléthore de magasins souvenirs et de restaurants typiques…..je me suis d’ailleurs dévouée pour prendre une « Kolsher Teller » (assiette de Cologne). Rien de raffiné, typiquement Allemand!! Je n’ai d’ailleurs pas pu tout manger!! Trop gras, pas assez de goût pour mon palais français!! En revanche, j’ai volontiers pris la bière typique de Cologne : la Kölsch, servie dans des petits verres…..ça change des grandes chopes.

Deuxième JOURNÉE

J’ai tout fait à pied, même si j’aurais pu prendre le tram, le bus ou même louer un vélo. Mais je préfère prendre le temps de regarder et laisser la chance me surprendre.

J‘avais donc juste un plan papier, pris à l’office de tourisme près de la gare, ainsi que les quelques explications obtenues avec mon allemand de base.  On y va maintenant ?

Cologne : le quartier Belge (Köln : Belgischen Nachbarschaft)

J’aime sortir des sentiers battus et ne pas faire comme les autres!
Balade, donc, dans le quartier Belge de Cologne…là où les gens vivent vraiment! Des rues, des parcs et des jardins aux couleurs de l’automne. Des graffitis et des tags plus que colorés!! Le végétal est aussi partout! De là bas, j’ai pu voir au loin Colonius, la tour de télécommunication de Cologne.

Cologne : Le pont des Amoureux (Köln : Hohenzollern Brücke)

La ville de Paris interdit maintenant aux amoureux d’accrocher leur cadenas sur le Pont des Arts!!! Voici la parade : Ici c’est encore possible! Enfin, si vous arrivez à trouver une place pour accrocher votre cadenas de l’Amour. Mais en cherchant bien, c’est possible.
A partir de ce pont, on va direct à la tour Triangle. Cette remarquable tour de bureaux est désormais l’emblème urbain de la rive droite du Rhin. Culminant à plus de 100 mètres, elle se dresse sur les bords du fleuve et c’est sans conteste de là que l’on a la plus belle vue sur la cathédrale. La plate-forme panoramique aménagée sur le toit est accessible pour seulement 3€ et après une ascension de quelques secondes via un ascenseur hyper rapide, vous aurez une vue à couper le souffle sur la métropole.

troisième JOURNÉE

C’est parti pour aller visiter un musée gourmand…le musée du chocolat et ensuite petite balade dans un quartier fraîchement rénové, le quartier du Port.

Cologne : Le Musée du Chocolat (Köln : Schokoladenmuseum)

Pour tout savoir sur le chocolat!! Musée sponsorisé par Lindt!!! On y trouve d’abord une partie théorique (origine, historique, économie…), puis une seconde partie avec un mini-atelier de production qui fonctionne en vrai (tout est derrière des vitres mais odeur de chocolat garantie !). Dans une troisième partie, on voyage à travers les continents : Amérique du Sud pour la production puis l’Europe pour l’Art de consommer le chocolat et sa popularisation dans le temps. Il y a même une serre au climat tropical. Enfin, dans la boutique du musée, on peut acheter du chocolat, dont certaines saveurs sont surprenantes (piment, fleurs,…) et aux formes tout aussi inhabituelles (marteau, écrou, console de jeux, …). Personnellement, mes achats ont été d’un classique!!

Cologne : Le quartier du Port (Rheinauhaufen)

J’ai ensuite filé vers le quartier du port, un quartier pour les amateurs d’architecture! C’est l’ancienne zone portuaire restructurée en lieu de vies à facettes multiples car on peut y trouver des habitations, des bureaux, des show-rooms, des salles d’expo, des ateliers d’artistes, des bars et des restaurants! Quartier proche du centre-ville, au bord du Rhin et facilement remarquable avec ces 3 gros bâtiments en forme de grues!! Au hasard d’une rue, j’y ai trouvé ceci…une armoire à livres : un classique Allemand. On ouvre, on choisit un livre, on le lit chez soi tranquille puis on ramène le livre. Simple, non ?

J’ai ensuite fait une pause gourmande au café Léone : accueil chaleureux et simple!!

Capuccino et gâteau à la citrouille….c’est ce qui me fallait  après toutes ces heures de marche.

Voilà, j’espère que ces balades dans Cologne vous auront enthousiasmés. Moi j’ai adoré découvrir cette ville sur 3 jours. J’étais ailleurs, je prenais le temps, j’étais bien, curieusement bien!

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Merci beaucoup à Magalie pour cette jolie balade qui j’espère vous aura donné envie de (re)découvrir Cologne :).

Si vous aussi vous souhaitez écrire votre histoire sur l’Allemagne, rendez-vous ici pour plus d’informations :).

Témoignage de Lys-Ambre

Il y a quelques temps je publiai un article pour vous proposer à VOUS de témoigner sur le blog de votre/vos expérience/s avec l’Allemagne. J’ai reçu pas mal d’emails, quelques témoignages et aujourd’hui, j’ai le plaisir de publier le premier témoignage 🙂 ! Il s’agit de l’expérience de Lys-Ambre qui nous livre un très bel article en revenant sur ses débuts en allemand et en Allemagne.

Tout débute à l’école primaire. En CM1, nous débutons l’initiation à l’anglais. Malheureusement cette année là, le prof d’anglais en question est absent…Pas de remplaçant et c’est toute notre classe de CM1 qui se retrouve ainsi en cours d’allemand ! Bon, pourquoi pas ! Et dès les premières heures, c’est la révélation : La sonorité de la langue me plaît (oui!), sa culture (les enfants de notre âge ont droit à des Schultüte ! Et n’ont cours que le matin !), son histoire (mon grand-père me parlait de ce mur qu’il avait vu tomber et dont j’ignorais encore tout, je voulais en savoir plus!)… Le fait de savoir que d’autres personnes puissent vivre d’une autre manière, en communiquant d’une autre façon, cela me fascinait ! Je découvrait un peu plus le vaste monde et je prenais beaucoup de plaisir à apprendre cette langue.

Au collège, c’est tout naturellement que je décide de poursuivre en allemand LV1. J’aime cette matière, d’autant plus que Tokio Hotel, Killerpilze et d’autres groupes sont en pleine effervescence à l’époque et je m’applique à traduire les paroles pour pouvoir mieux comprendre mes idoles de l’époque. Je m’applique à apprendre cette langue. Un séjour au marché de Noël de Fribourg, mon tout premier voyage à l’étranger, me permet de mettre à profit mes quelques notions d’allemand. Je me fais comprendre et je suis fière ! Cela ne fait qu’amplifier mes envies : J’aime découvrir d’autres cultures, d’autres pays et je n’ai qu’une hâte, y retourner !

Un voyage d’une semaine en 3ème chez une correspondante, j’y découvre la Realschule, la vie de famille en Allemagne, leur façon de vivre et de voir les choses un peu différemment. Cela me fascine toujours autant, je progresse dans cette langue et ma prof d’allemand me parle de la section AbiBac. Une autre Offenbarung (révélation) ! Je veux absolument faire ça. AbiBac, c’est l’opportunité de passer à la fois le Baccalauréat et l’Abitur. Nous suivons nos heures de cours « normales », ainsi que 10h de langues, littérature, culture et histoire-géo en langue allemande. C’est difficile, cela demande du travail, des sacrifices (cours les samedis, un lycée loin de chez moi, mais j’adore ça et je ne regrette rien !).

En parallèle, je réalise le programme Sauzay : Pendant 3 mois, j’accueille une jeune Berlinoise qui découvre ma vie en France, la vie à l’internat et dans un petit village les week-end. Ensuite, c’est moi qui découvre Berlin ! Et quelle expérience … Une expérience qui va me faire grandir, mûrir, et faire grandir encore un peu plus mon amour pour l’Allemagne. Je suis scolarisée en Hauptschule, je découvre le métro Berlinois, les Currywurst, les Kaffeklatsch entre amis (boire un café), les barbecues au bord de la Spree, les écureuils des parcs qui jouxtent les monuments historiques du centre, cette ville marquée par l’histoire….Berlin est « arm aber sexy » (pauvre mais sexy) ! Et cette vie nouvelle si différente de la mienne en France… Plutôt timide, d’une personnalité discrète en France, je me sens tellement bien ici ! Je me sens pousser des ailes !

J’échange énormément avec les Allemands. Je reviens avec une nouvelle vision des choses et une nouvelle façon de vivre, mes parents retrouvent une nouvelle jeune fille : J’ai décidé de devenir végétarienne, d’être encore plus attentive à la protection de l’environnement, de ré-enfourcher mon vélo dès que possible, de poursuivre mon apprentissage de la langue. Et je me mets à voyager un peu…Je garde contact avec des amis Berlinois, je pars à Brême avec eux, à Hambourg…Je fais du volontariat à Freiburg…

C’est décidé, je veux travailler dans le monde de la culture et du franco-allemand ! Mon AbiBac en poche, je poursuis une licence de communication franco-allemande. Entre Metz et Sarrebrücken, j’y crée mon réseau, je voyage un peu plus. Je me rends compte que le monde de la culture est difficilement accessible, et après divers stages dont un en école, je découvre la pédagogie Steiner des écoles Waldorf, le monde de l’éducation me plaît aussi. Je poursuis par une licence de lettres, puis un master de professorat des écoles.

J’ai l’occasion de réaliser des stages dans le monde de l’éducation, et « hors milieux scolaire », notamment dans un Kindergarten, et une crèche franco-allemande. J’adore, et la transmission de savoirs me passionne. Pouvoir transmettre deux langues et divers savoirs dès le plus jeune âge me semble essentiel et j’y prends énormément de plaisirs !

Les Allemands, par leur vision de l’éducation, de l’évolution de l’enfant ont beaucoup contribué à ce plaisir. Je m’intéresse aux pédagogies dites « alternatives », bienveillantes…J’apprécie notamment beaucoup le fait que les allemands soient plus attentif à l’écologie, à la nature…Et l’éducation passe aussi par là 🙂 .

Aujourd’hui, on peut dire que l’Allemagne fait partie intégrante de ma vie. Après mon master, j’aspire à m’expatrier en Allemagne, et y travailler dans le monde de l’éducation ou de la petite enfance. Ce pays m’a permis de forger une grande partie de ma personnalité, de devenir celle que je suis aujourd’hui, et ce à quoi j’aspire plus tard. La découverte de cette langue et de cette culture m’a donné le goût du voyage, d’aller à la rencontre de l’autre, une certaine ouverture d’esprit. Je n’ai qu’une hâte, c’est d’y retourner au plus vite ! Ne reste plus qu’à décrocher mon master 2, me trouver un prince charmant allemand, et je serai au comble du bonheur… ! 🙂

Pour conclure, je ne peux que remercier ce prof d’anglais absent, sans qui, peut-être rien de tout cela n’aurait été possible…;-)

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Merci encore à Lys-Ambre pour son témoignage! Et je lui souhaite de pouvoir vite s’expatrier en Allemagne et d’y trouver le prince charmant 🙂 !

Si vous aussi, cela vous a donné envie de témoigner, n’hésiter pas à me contacter 🙂

Vos témoignages!

Vous avez une expérience en rapport avec l’Allemagne et/ou les Allemands à raconter? Votre témoignage m’intéresse 🙂 !

Dans l’optique de créer une nouvelle rubrique sur ce blog, je souhaiterais en effet publier des articles témoignages écrits par vous! Cela peut être sur votre vie d’expatrié, sur un voyage, si vous avez un jour été acteur ou spectateur d’une fête typiquement allemande (publique ou privée), pourquoi pas même un témoignage (de vous ou d’une personne de votre entourage) sur une des guerres ayant divisé la France et l’Allemagne. Bref, tout ce qui peut être en rapport avec l’Allemagne, les Allemands et les relations franco-allemandes :).

Comment cela se passe? Vous m’écrivez un mail avec votre idée (ou vos idées, je peux aussi publier plusieurs articles d’une seule personne), nous en discutons, je vous donne éventuellement deux trois conseils pour l’écriture et ensuite, à vous de jouer. Une fois l’article terminé, vous me l’envoyer, je le corrige et je le publie à votre nom ou pseudo si vous voulez rester anonyme :). Si vous avez en plus une ou plusieurs photos que vous souhaitez ajouter à votre publication, c’est parfait! Évidemment, tout article comportant des insultes, incitations à la haine, au racisme ne se verra pas publier.

Si vous êtes intéressés, avez des questions, des suggestions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire ci-dessous ou à me contacter par mail ;).

J’espère que cette rubrique sera le début d’une longue collaboration avec vous mes chers lecteurs :).

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