Témoignage de Miryam

Après cette petite trêve de Pâques, me voilà de retour parmi vous avec un nouveau témoignage! Aujourd’hui, c’est Miryam, qui présente sous forme d’interview son parcours franco-germano-autrichien et qui nous livre de jolies photos de la ville de Linz où elle vit actuellement 🙂

1. Bonjour Miryam et merci pour ta participation! Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Miryam, j’ai 25 ans. Après une année en Allemagne où j’ai fait un séjour Erasmus, je me suis expatriée en Autriche, à Linz où je suis assistante de français. Je suis une ce qu’on appelle une mordue d’Allemagne, et une nomade voyageuse.

2. Quel est ton parcours en Allemagne?

Mon parcours en Allemagne a débuté en 2010, par un premier voyage à 18 ans à Hambourg où j’ai passé quelques mois. Il faut savoir que j’ai appris l’allemand seule parce que je suis tombé littéralement amoureuse de ce pays. Depuis ce premier voyage, je n’ai eu de cesse de visiter ce pays : Berlin, Kiel, Hanovre, Francfort, Stuttgart, Heidelberg etc… C’est assez amusant d’ailleurs, parce que j’ai l’impression de plus connaître l’Allemagne que mon propre pays. Puis ayant toujours eu la volonté de faire un séjour Erasmus depuis des années, c’est naturellement en Allemagne qu’il s’est fait. Pendant un an entre 2015 et 2016, j’ai vécue à Mannheim dans le Bade-Wurtemberg.

3. Quelle ville d’Allemagne t’a le plus plu? Et pourquoi? Et laquelle t’a le moins plus? Pourquoi?

Sans aucune hésitation : Berlin. Parce que j’en suis véritablement amoureuse. C’est ma ville de cœur. J’y suis allée 13 fois. J’aime cette ville parce qu’elle a un énorme vécu qui m’a profondément touchée. C’est un musée à ciel ouvert.

Celle que j’aime le moins : Hanovre. Parce que j’y ai de mauvais souvenirs, mais surtout parce qu’elle ne m’a pas impressionné. Je ne l’ai pas trouvé intéressante et je trouve qu’il n’y a pas énormément de choses à voir à part les Nanas de Niki de Saint-Phalle.

4. Comment est la vie en Autriche?

La vie en Autriche est assez paisible et intéressante. Je vis à Linz, troisième plus grande ville du pays après Vienne et Graz. Elle se situe à mi-chemin entre Vienne à l’Est et Salzbourg à l’Ouest. C’est une ville entourée de verdure et de petites montagnes.

5. Remarques-tu de grosses différences entre la vie en Allemagne et la vie en Autriche?

À vrai dire, et c’est assez surprenant, pas vraiment. Si ce n’est que les Autrichiens sont plus « souples » que les Allemands, chose qu’eux-mêmes revendiquent. Il y a aussi le language. Pour des néophytes, ça peut vraiment être perturbant au début, mais on s’y fait très rapidement. Depuis que je suis ici, j’ai l’impression de réapprendre l’allemand puisque tout ce que j’ai appris n’est pas forcément utile ici. Par exemple, pour dire bonjour. En Allemagne, c’est « Hallo » ou « Guten Tag », en Autriche on dira « Servus » (On dit aussi Servus dans le Bade-Wurtemberg) et « Grüß Gott » (Dieu te salut), ce sont de petites choses mais ça perturbe au début. Pour le reste, je ne vois pas de différence, je ne me sens pas perdue dans les supermarchés puisque je retrouve les mêmes produits que ceux que j’acheté en Allemagne, à la différence qu’ils sont un peu plus cher parce que oui, le coût de la vie est globalement plus cher en Autriche, mais le salaire est en conséquence

6. Quels sont tes projets pour le futur proche? Allemagne? Autriche? France? Ou tout autre chose?

… Allemagne ! J’ai beau faire et refaire le tour et aller ailleurs, je finis toujours par y revenir. Je rentre en Allemagne, à Mannheim là où j’ai fait mon Erasmus pour y poursuivre mes études en Master et je pense m’y installé définitivement par la suite, ce qui a toujours était mon rêve et continuer à voyager.

Merci encore à Miryam pour sa participation, retrouvez-la sur son blog Nuage Nomade pour découvrir un peu plus la vie en Autriche :). Et si vous aussi, vous souhaitez publier votre témoignage, rendez-vous ici pour plus d’informations!

Envie de vous connaître un peu plus

Aujourd’hui, j’ai une demande un peu particulière à faire 🙂 Comme vous le savez, je cherche constamment à m’améliorer ainsi que le blog, c’est pourquoi je vous ai concocté pour l’article du jour un petit questionnaire à remplir qui m’aidera à mieux vous connaître et en savoir plus sur ce que vous aimez (ou non) sur le blog.

Les réponses à ce questionnaire sont anonymes et privées. J’ai juste un seul souhait : ne vous identifiez pas en temps que « quelqu’un »!! Je préfère encore lire des réponses de « Licorne_du_9_2 » ;).

Par ailleurs, si cela vous intéresse, je pourrais éventuellement faire un article récapitulatif un peu plus tard pour faire un résumé des différentes suggestions reçues.

Je vous remercie par avance pour vos réponses qui j’espère, seront nombreuses :). Et je vous souhaite également de Joyeuses Pâques! Le prochain article sera publié exceptionnellement le mardi 18 avril, pour vous laisser tranquille pendant le long weekend de Pâques ;).

Les musiciens de Brême

Aujourd’hui je vous retrouve pour un nouveau conte allemand, des frères Grimm encore une fois : les Musiciens de Brême, une jolie histoire d’animaux à découvrir :). Peut être que vous connaissez déjà cette histoire, elle est notamment célèbre pour la statue qui l’illustre à Brême (photo ci-dessous)

Un meunier possédait un âne qui, durant de longues années, avait inlassablement porté des sacs au moulin, mais dont les forces commençaient à décliner. Il devenait de plus en plus inapte au travail. Son maître songea à s’en débarrasser. L’âne se rendit compte qu’un vent défavorable commençait à souffler pour lui et il s’enfuit. Il prit la route de Brême. Il pensait qu’il pourrait y devenir musicien au service de la municipalité. Sur son chemin, il rencontra un chien de chasse qui s’était couché là. Il gémissait comme quelqu’un qui a tant couru, que la mort le guette.
– Alors, Taïaut, pourquoi jappes-tu comme ça ? demanda l’âne.
– Ah ! dit le chien, parce que je suis vieux, parce que je m’alourdis chaque jour un peu plus, parce que je ne peux plus chasser, mon maître veut me tuer. Je me suis enfui. Mais comment gagner mon pain maintenant ?
– Sais-tu, dit l’âne, je vais à Brême pour y devenir musicien ; viens avec moi et fais-toi engager dans l’orchestre municipal. Je jouerai du luth et toi de la timbale.
Le chien accepta avec joie et ils repartirent de compagnie. Bientôt, ils virent un chat sur la route, qui était triste… comme trois jours de pluie.
– Eh bien ! qu’est-ce qui va de travers, vieux Raminagrobis ? demanda l’âne.
– Comment être joyeux quand il y va de sa vie ? répondit le chat. Parce que je deviens vieux, que mes dents s’usent et que je me tiens plus souvent à rêver derrière le poêle qu’à courir après les souris, ma maîtresse a voulu me noyer. J’ai bien réussi à me sauver, mais je ne sais que faire. Où aller ?
– Viens à Brême avec nous. Tu connais la musique, tu deviendras musicien.
Le chat accepta et les accompagna.
Les trois fugitifs arrivèrent à une ferme. Le coq de la maison était perché en haut du portail et criait de toutes ses forces.
– Tu cries à nous casser les oreilles, dit l’âne. Que t’arrive-t-il donc ?
– J’ai annoncé le beau temps, répondit le coq, parce que c’est le jour où la Sainte Vierge lave la chemise de L’Enfant Jésus et va la faire sécher. Mais, comme pour demain dimanche il doit venir des invités, la fermière a été sans pitié. Elle a dit à la cuisinière qu’elle voulait me manger demain et c’est ce soir qu’on doit me couper le cou. Alors, je crie à plein gosier pendant que je puis le faire encore.
– Eh ! quoi, Chanteclair, dit l’âne, viens donc avec nous. Nous allons à Brême ; tu trouveras n’importe où quelque chose de préférable à ta mort. Tu as une bonne voix et si nous faisons de la musique ensemble, ce sera magnifique.
Le coq accepta ce conseil et tous quatre se remirent en chemin.
Mais il ne leur était pas possible d’atteindre la ville de Brême en une seule journée. Le soir, ils arrivèrent près d’une forêt où ils se décidèrent à passer la nuit. l’âne et le chien se couchèrent au pied d’un gros arbre, le chat et le coq s’installèrent dans les branches. Le coq monta jusqu’à la cime. Il pensait s’y trouver en sécurité. Avant de s’endormir, il jeta un coup d’œil aux quatre coins d el’horizon. Il vit briller une petite lumière dans le lointain. Il appela ses compagnons et leur dit qu’il devait se trouver quelque maison par là, on y voyait de la lumière. L’âne dit :
– Levons-nous et allons-y ; ici, le gîte et le couvert ne sont pas bons.
Le chien songea que quelques os avec de la viande autour lui feraient du bien. Ils se mirent donc en route en direction de la lumière et la virent grandir au fur et à mesure qu’ils avançaient. Finalement, ils arrivèrent devant une maison brillamment éclairée, qui était le repaire d’une bande de voleurs.
L’âne, qui était le plus grand, s’approcha de la fenêtre et regarda à l’intérieur.
– Que vois-tu, Grison ? demanda le coq.
– Ce que je vois ? répondit l’âne : une table servie avec mets et boissons de bonne allure. Des voleurs y sont assis et sont en train de se régaler.
– Voilà ce qu’il nous faudrait, repartit le coq.
– Eh ! oui, dit l’âne, si seulement nous y étions !
Les quatre compagnons délibérèrent pour savoir comment ils s’y prendraient pour chasser les voleurs. Finalement, ils découvrirent le moyen : l’âne appuierait ses pattes de devant sur le bord de la fenêtre, le chien sauterait sur son dos et le chat par-dessus. Le coq se percherait sur la tête du chat. Quand ils se furent ainsi installés, à un signal donné, ils commencèrent leur musique. L’âne brayait, le chien aboyait, le chat miaulait et le coq chantait. Sur quoi, ils bondirent par la fenêtre en faisant trembler les vitres. À ce concert inhabituel, les voleurs avaient sursauté. Ils crurent qu’un fantôme entrait dans la pièce et, pris de panique, ils s’enfuirent dans la forêt. Nos quatre compagnons se mirent à table, se servirent de ce qui restait et mangèrent comme s’ils allaient connaître un mois de famine. Quand les quatre musiciens eurent terminé, ils éteignirent la lumière et chacun se choisit un endroit à sa convenance et du meilleur confort pour dormir. L’âne se coucha sur le fumier, le chien derrière la porte, le chat près du poêle et le coq se percha au poulailler. Et comme ils étaient fatigués de leur long trajet, ils s’endormirent aussitôt.
Quand minuit fut passé, les voleurs virent de loin que la lumière avait été éteinte dans la maison et que tout y paraissait tranquille. Leur capitaine dit :
– Nous n’aurions pas dû nous laisser mettre à la porte comme ça.
Il ordonna à l’un de ses hommes d’aller inspecter la maison. L’éclaireur vit que tout était silencieux ; il entra à la cuisine pour allumer une lumière. Voyant les yeux du chat brillants comme des braises, il en approcha une allumette et voulut l’enflammer. Le chat ne comprit pas la plaisanterie et, crachant et griffant, lui sauta au visage. L’homme fut saisi de terreur. Il se sauva et voulut sortir par la porte de derrière. Le chien, qui était allongé là, bondit et lui mordit les jambes. Et quand le voleur se mit à courir à travers la cour, passant par-dessus le tas de fumier, l’âne lui expédia un magistral coup de sabot. Le coq, que ce vacarme avait réveillé et mis en alerte, cria du haut de son perchoir :
– Cocorico !
Le voleur s’enfuit aussi vite qu’il le pouvait vers ses camarades, et dit au capitaine :
– Il y a dans la maison une affreuse sorcière qui a soufflé sur moi et m’a griffé le visage de ses longs doigts. Devant la porte, il y avait un homme avec un couteau : il m’a blessé aux jambes. Dans la cour, il y a un monstre noir : il m’a frappé avec une massue de bois. Et sur le toit, il y avait un juge de paix qui criait : « Qu’on m’amène le coquin ! » J’ai fait ce que j’ai pu pour m’enfuir.
À partir de ce moment-là, les voleurs n’osèrent plus retourner à la maison. Quant aux quatre musiciens de Brême, ils s’y plurent tant qu’ils y restèrent. Le dernier qui me l’a raconté en fait encore des gorges chaudes.

Les plus belles chansons Kölsch {2}

Aujourd’hui, je vous propose un nouvel article des plus chansons Kölsch. Cette fois, je vous propose quelques titres ayant pour thème la multiculturalité de Cologne. A l’heure où le nationalisme et le racisme reprennent du pouvoir, Cologne reste encore et toujours ouverte et aime le crier haut et fort.

Stammbaum, Blääck Fööss (LA chanson qui décrit le mieux Cologne : elle retrace son histoire et ses origines par les différentes invasions et migrations et aujourd’hui, tout ce petit monde ne forme qu’un)

Wenn mir uns all he verstonn, Paveier (« Si on s’entendait tous, cela serait tellement plus simple »)

Mir sin eins, Kasalla (« Les Colonais sont chacun la petite pierre d’une grande mosaïque qui fait Cologne)

Et pour finir voici une affiche sortie récemment, elle aussi mettant en scène la multiculturalité de Cologne. Saurez-vous reconnaître les différentes nations représentées et leur histoire?

Retrouver le premier article de cette série ici!

Découverte de l’Eifel

Aujourd’hui je vous emmène faire une promenade pas très loin de Cologne mais pourtant au cœur de la nature. Partons dans le parc national de l’Eifel!

Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessous, le parc national de l’Eifel est une région qui se situe entre Aix-la-Chapelle, Coblence, Trèves et les frontières luxembourgeoise et belge. Ce parc se compose de collines et de forêts à perte de vue et permet ainsi de se prêter à de très nombreuses activités nature, peu importe la saison et ce à tout âge!

Voici quelques idées d’activités à faire en famille, entre amis ou même seul:

-> Découvrir la région volcanique du parc, dont l’activité des volcans, bien que datant d’il y a plusieurs millions d’années est encore visible aujourd’hui. Lacs, coulées de lave, émissions de gaz entre autre témoignent de cette activité. D’ailleurs, un des supervolcans du monde se trouve dans l’Eifel, un de ceux qui devaient provoquer la fin du monde en 2012. Heureusement pour tous, il a préféré continuer à dormir!

-> Pour les amateurs de boissons, rendez-vous à Gerolstein où une des eaux les plus vendues d’Allemagne est puisée et à Bitburg, célèbre quant à elle pour sa bière.

-> Si vous préférez plutôt les vieilles pierres, là encore il y a de quoi découvrir. Tout d’abord, partez à la recherche des vestiges de l’aqueduc de l’Eifel, un aqueduc romain qui était à l’époque un des plus longs et qui alimentait Cologne en eau. Venez ensuite découvrir Bad Münstereifel, une ville médiévale très bien restaurée. Terminez par Monschau, dont je vous ai déjà parlé.

-> Enfin pour ceux qui préfère le sport, vous avez le choix! Vélo ou VTT, randonnée, ski, kayak, chacun y trouvera son compte!

-> Je vous déconseille fortement le zoo de l’Eifel. Certes, on y a là la possibilité de nourrir des biches à la main, mais le parc a également quelques lions et des tigres dans des enclos minuscules qui sont une honte et un message clair d’ignorance du bien-être des animaux!

J’espère vous avoir donné envie de venir découvrir cette région peu connue mais qui a pourtant tant à offrir!

EimK-Lagekarte-42x50