Bonnes fêtes de fin d’année!

Vous l’aurez peut être remarqué, il n’y a pas eu d’articles la semaine dernière. Ce n’est pas un hasard puisque je commence un peu à ralentir la cadence de mes articles.

Comme vous le savez, je vais bientôt être maman et le temps me manque déjà pour l’écriture d’articles. De plus, j’avoue qu’après plus de sept en Allemagne, j’ai moins de choses à faire découvrir et je manque parfois d’idées pour le blog. C’est pourquoi je me suis décidée à diminuer le nombre d’articles pour pouvoir avoir le temps de vous préparer des écrits de qualité, même s’ils seront moins réguliers. J’essaierai tout de même de poster au moins une fois par mois, voire deux, mais plus sera certainement difficile ;).

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En attendant, je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d’année et je vous donne d’ores et déjà rendez-vous en 2018 🙂

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Casse-noisette et le Roi des Souris

En ce début de la période de l’Avent, quoi de mieux que de se replonger dans un conte de Noël? Voici une histoire loin d’être inconnue, mais saviez-vous qu’elle avait été écrite par un Allemand, ETA Hoffman?

C’est le soir de Noël, chez Franz et Marie. Ils attendent la visite de leur oncle Drosselmeyer. Il est horloger et leur apporte souvent de bien étranges jouets qu’il fabrique lui même. Il raconte aussi de fabuleuses histoires…
Le voilà qui arrive ce soir là avec trois nouveaux incroyables petits automates et il sort de sa poche, une sorte de poupée en bois, droit comme un petit soldat, avec une grande bouche qui sert de casse-noisette, tout simple. Les enfants regardent ces nouveautés et Marie prend le casse-noisette pour voir de près comment il fonctionne. Franz veut à son tour s’en emparer. Il tire dessus, Marie ne le lâche pas et, ce qui devait arriver arriva, le casse-noisette se casse !
Marie commence à pleurer mais oncle Drosselmeyer s’empare vite du jouet et avec son mouchoir lui fabrique un pansement qui lui remet la machoire en place. Marie le remercie mais la maman de Marie en a assez de tout ce bruit et elle les envoie vite au lit.
– « Allez hop Franz! Hop Marie! Allez vite vous coucher. Vous êtes trop énervés ce soir ».
Marie part sagement dans son lit et laisse sa nouvelle poupée blessée dans un petit lit de poupée au pied du sapin.
L’oncle Drosselmeyer vient lui souhaiter bonne nuit et lui raconte une bien curieuse histoire.
– « Tu sais Marie, ce casse-noisette n’est pas une poupée ordinaire, c’est un jeune homme qui se cache à l’intérieur. Voilà sa véritable histoire :
Il y a longtemps un roi et une reine eurent une fille, la princesse Pirlipat, qui était devenue très laide à cause d’un mauvais sort lancé par le roi des souris. Les souris du château avaient cependant promis que si un jour un homme voulait délivrer la princesse de sa laideur il le pourrait. Il lui faudrait pour cela casser avec les dents une noix très dure et en donner son fruit à manger à la princesse.
Bien des jeunes gens étaient venus pour tenter de délivrer la princesse de ce mauvais coup du sort, mais, jusqu’à présent, ils s’y étaient tous cassé les dents.
Or, un jour, mon neveu, qui avait eu vent de cette histoire, se présenta au château. On lui apporta la fameuse noix très dure et, d’un coup de dent, d’un seul coup de machoire, il l’ouvrit et en offrit le fruit à la princesse. Elle croqua cette noix et, comme par enchantement, se transforma en une magnifique jeune fille.
Mon neveu, ébloui par tant de beauté, recula de trois pas pour saluer la princesse, comme il se doit. Faisant cela il marcha malencontreusement sur la queue d’une souris venue assister à à la scène. Le roi des souris, furieux de cet incident, lui jeta un sort et le transforma en casse-noisette en bois !
Bien sûr la princesse ne voulut pas d’un casse noisette comme mari, alors on le chassa du château.
Voilà la triste histoire de mon neveu le casse-noisette.
Allez Marie, dors bien et fais de beaux rêves! »

L’oncle Drosselmeyer éteignit la lumière, sortit et ferma doucement la porte; Marie commençait à peine à s’endormir. Elle n’arrivait pas à trouver le sommeil aussi décida-t-elle d’aller chercher son casse-noisette.
Elle se dirigeait vers le salon lorsqu’elle constata qu’il se passait des choses un peu bizarres. Elle ne savait pas exactement ce que c’était, si c’était elle qui rapetissait ou si tout se mettait à grandir autour d’elle.
Toujours est-il que bientôt toute une armée de souris, qui semblait descendre du sapin de noël, vint encercler Casse-Noisette. Le petit bonhomme se leva, appela à l’aide les soldats de bois de Franz et tous les autres jouets qui l’entouraient. Ils se mirent en route tous ensemble contre les souris.
Le roi des souris arriva et fonça directement sur Casse-Noisette. Voyant cela Marie attrapa son chausson, visa rapidement le roi et lança violemment sa pantoufle sur lui. Il tomba à terre, mort ou assomé. Les souris l’emportèrent et se retirèrent toutes du champ de bataille.
Casse-Noisette vint vers Marie pour la remercier.
– « Tu m’as sauvé la vie! Je ne sais comment te remercier! »
En disant cela il prenait vie et peu à peu se transformait en un magnifique jeune homme. Marie n’en croyait pas ses yeux.
– « Viens avec moi, lui dit-il, je vais t’offrir une belle promenade là où tu n’es encore jamais allée ».
Et, comme par magie, les voilà emportés dans un tourbillon de flocons de neige.

Dans leur valse folle ils voyagèrent dans les airs et se retrouvèrent devant la fée Dragée qui leur dit de sa douce voix :
– « Ah! vous voilà enfin! Je vous attendais pour le goûter. Venez vite jusqu’au royaume des gourmandises, au fabuleux pays des friandises
Le paysage était féérique : les chemins étaient en caramel, les fontaines prodiguaient des jets de grenadine, il y avait des maisons en nougat, des escaliers en biscuit, jusqu’au palais de la fée tout en choux à la crème, se dressant comme une immense pièce montée.
– Comme je suis contente de vous voir, continuait la fée Dragée. Votre voyage s’est bien passé?
– Oui, répondit Casse-Noisette, mais auparavant nous avons dû affrontrer l’armée des souris et, sans Marie, je crois bien que je serais mort à l’heure qu’il est.
Marie sourit, fière, d’avoir pu aider ce vaillant et beau garçon qui lui tenait la main.
– Allez, installez-vous, poursuivit la fée Dragée. Vous allez goûter en assistant au plus beau spectacle que je puisse vous offrir.
La belle fée conduisit alors les deux enfants vers une table magnifique où se dressait un gigantesque goûter. elle leur offrit de délicieux et succulents gâteaux accompagnés de boissons fraiches et chaudes dans une vaisselle étincelante.
Puis d’un coup de baguette magique, elle appella les artistes qui apparaissaient devant les yeux ébahis de Marie.

Le premier numéro était celui du Prince Chocolat qui exécuta une danse espagnole endiablée durant laquelle il frappait des pieds pour mieux en souligner le rythme ensorcelant.
Vint ensuite le café d’Arabie qui semblait flotter au dessus du sol comme un doux arôme qui faisait frémir les narines des enfants. Ce fut alors le moment du thé de Chine. Il bouillonnait en tournant comme un manège saluant à chacun de ses tours les enfants en joie.
S’élancèrent alors les courageux et intrépides petits bonbons russes à la menthe qui avaient préparé d’incroyables cascades et culbutes, puis un groupe de quelques danseuses en massepain qui apportèrent une touche légère et gracieuse à cette folle débandade.
Marie et Casse-Noisette applaudissaient de tout leur coeur.
Madame Gingembre vint prendre place sur scène avec une flopée d’enfants tous plus mignons les uns que les autres. Ils se lancèrent dans une époustouflante série de galipettes entrecoupées de rires qui fusaient de toute part.

Dans le calme qui suivit leur départ, une cascade de fleurs en sucre déferla dans la pièce. Elles ouvraient leurs pétales dorés en vagues successives, traversaient la pièce avec grâce et élaboraient d’élégantes compositions avant de se rejoindre toutes ensemble dans un magnifique bouquet final.

Après cette valse de fleurs, la fée Dragée refit son apparition, escortée d’un tout jeune homme. L’élégance et la grâce de leurs silhouettes donnaient à leur danse l’allure d’un tendre tête-à-tête.
– « Voilà comment je voudrais être quand je serai grande, se dit Marie en son for intérieur. Et je voudrais que toutes les fêtes soient aussi joyeuses et belles que celle-ci».
Marie descendit de son trône, embrassa la fée Dragée et remercia tous les danseurs. Puis elle prit la main de son prince et tous deux s’éloignèrent vers le futur.
Lorsque Marie ouvrit les yeux, elle était dans son lit. Casse-Noisette, son petit bonhomme en bois, était là, à ses côtés, le mouchoir autour de la tête. Marie ne savait plus trop quoi penser. Elle le regarda, dénoua le mouchoir et constata que la machoire s’était, comme par miracle, réparée. Elle ne savait vraiment plus du tout quoi penser.

On frappa alors à la porte.
– Entrez! claironna Marie!
Apparurent alors dans l’embrasure de la porte l’oncle Drosselmeyer et son neveu! Son neveu en chair et en os, en tout point identique au jeune homme du rêve de Marie.
D’un pas lent et solennel il se dirigea vers Marie et lui donna la main afin qu’elle descende de son lit.
Décidément à Noël tout est vraiment possible !

Reibekuchen

Aujourd’hui, je vous invite pour une nouvelle découverte culinaire allemande et vous propose même la recette toute simple de cette spécialité : le Reibekuchen ou galette de pommes de terre en français. Ce n’est pas une recette inconnue des Francais, mais cela reste quand même un plat typique d’Allemagne, de Cologne notamment. D’ailleurs, en Colonais, on les appelle Rievkooche.

Ces galettes se mangent préférablement avec de la compote de pomme, faite maison bien sûr!

Passons à la recette (source marmiton):

Ingrédients (pour 4 personnes)

– 7 grosses pommes de terre
– 3 oignons
– 1 œuf
– 3 cuillères à soupe de farine
– sel et poivre
– huile

Préparation de la recette :

Éplucher les pommes de terre et l’oignon et les râper finement. Il faut retirer l’excédent d’eau.

Ajouter la farine, l’œuf, un peu de sel et de poivre. Bien mélanger l’ensemble.

Dans une poêle, porter à ébullition un peu d’huile puis y déposer 4 cuillères à soupe de la préparation.

Faire bien dorer les galettes d’un côté, les retourner et laisser dorer sur l’autre face. Les sortir.

Recommencer jusqu’à épuisement de la pâte.

Disposer les galettes sur un plat de service. Les servir bien chaudes avec de la compote de pommes.

reibekuchen-mit-schnellem-apfelkompott-rezept

Week-end dans le Sauerland

Début novembre, j’ai passé un week-end au vert dans la région du Sauerland, une région de petites montagnes à l’Est de Cologne. C’est une région très calme, idéale pour se ressourcer et oublier un peu le quotidien bruyant des grandes villes très appréciée des Allemands mais aussi des Belges et des Néerlandais.

Comme de nombreuses régions de basses montagnes, le Sauerland fut longtemps spécialisé dans les sports d’hiver, aujourd’hui on y trouve des activités pour toutes les saisons de l’année, le manque de neige en hiver et le besoin de rester concurrent obligent.

Nous avons séjourné dans un petit village pas très loin de la ville de Winterberg (tout à l’Est) dans un hôtel perdu au milieu de la forêt. Le calme promis était au rendez-vous, et même si le temps n’était pas des plus terribles (pluie et froid très humide), c’est un bol d’air frais qui nous a fait du bien!

Côté découverte, nous sommes d’abord monté au sommet du Kahler Asten, le sommet le plus haut de la région de Nord Rhénanie-Westphalie avec ses 842 mètres et y avons fait de là une petite randonnée à travers les steppes, le tout dans le brouillard, aussi nous n’avons pas pu profiter de la vue.

Vue du haut du Kahler Asten

Plus tard nous sommes redescendus à Winterberg, ville assez banale finalement, où le soleil a finalement décidé de pointer son nez.  Nous avons donc repris la route pour rejoindre cette fois Willingen, une petite commune qui se trouve elle dans la Hesse (mais à la frontière), pour visiter le parc animalier situé sur les hauteurs de la ville, à côté des pistes de ski. Dans ce parc, on y trouve pas mal d’animaux différents tels que des biches, des chamois, des cochons, des castors, et des singes. Ceux-ci sont vraiment les seuls à ne pas avoir leur place ici, vivant dans des cages assez petites et surtout basses. Mais hormis ce détails plus fait pour vendre, c’est un parc assez agréable où il est en plus possible de nourrir les animaux, et ceux-là ne se font pas prier pour venir quémander auprès des visiteurs! Pour amuser les enfants il y a en plus une partie consacrée aux contes (avec des statues assez effrayantes!) et une autre partie consacrée aux dinosaures (avec des statues pas du tout réalistes!) ainsi qu’un mini parc d’attraction. C’est un parc sympa mais un peu bas de gamme.

Notre découverte du Sauerland s’est arrêté à ces quelques excursions mais nous y reviendrons car il y a encore beaucoup d’endroits à explorer et surtout c’est un bon endroit proche de chez nous pour se ressourcer le temps d’un week-end.

Quelques expressions allemandes – 3

Aujourd’hui, je reviens avec de nouvelles expressions allemandes, traduites mot à mot en français, et je vous invite à essayer de deviner ce qu’elle peuvent bien vouloir dire 🙂

  • Ich bin durch den Wind – je suis à travers le vent => je suis toute chose
  • Ich habe mich auf die socken gemacht – je me suis mis sur les chaussettes => je suis partie
  • Der Wasserhahn – le coq à eau/d’eau => le robinet
  • Einem eine Krikadelle ans Ohr labern – raconter un steak à l’oreille de quelqu’un => raconter plein de choses inutiles / bavardages
  • Der armer Ritter – le pauvre soldat => le pain perdu
  • Sich aus dem Staub machen – s’éloigner de la poussière => prendre la poudre d’escampette

Retrouvez ici et les deux premiers articles devinettes 🙂