La vie d’une maman en Allemagne

Ce n’est plus une surprise, je suis sur le point de commencer une nouvelle vie, à savoir celle de maman. Et je sais que c’est un sujet qui intéresse nombre d’entre vous et je vous avoue que je suis aussi curieuse que vous de découvrir comment c’est, être une maman en Allemagne. Et je suis sûre qu’il y en aura des choses à dire à ce sujet!

Cependant, le public de ce blog est vaste et je sais que nombre de lecteurs sont avant tout là pour appendre sur la culture allemande et l’Allemagne mais dont l’intérêt pour la maternité n’est pas aussi grand, ce que je comprends parfaitement 😉 . Je posterai certainement de temps en temps quelques anecdotes sur le sujet, mais ça ne deviendra pas le sujet principal du blog.

C’est pourquoi j’ai décidé de créer un second blog où je pourrais y parler entièrement de la vie de maman en Allemagne et de tout ce qui touche à la maternité et aux enfants en général. Je vous invite d’ores et déjà à venir y faire un tour et à l’ajouter à vos favoris si le sujet vous intéresse 🙂 . Les publications ne seront pas régulières comme ici (comme déjà dit, je vais manquer de temps donc je ne veux pas me mettre de pression inutile 🙂 ), aussi vous avez bien sûr la possibilité de vous abonner au blog et de suivre la page Facebook pour rester informé des derniers articles 🙂 .

~> Une maman française en Allemagne <~

Marché de Noël d’Aix-la-Chapelle

Tout d’abord je vous souhaite une bonne année 2018!

Les fêtes de fin d’année à peine terminées, il n’est pas encore trop tard pour vous parler du dernier marché de Noël que j’ai visité à la veille du réveillon, celui d’Aix-la-Chapelle. Plus de 8 ans après mon mois d’au-pair dans cette ville, j’y suis revenue pour découvrir un des marchés de Noël les plus fameux d’Allemagne.

Le marché d’Aix est immense! Il s’étant dans tout le centre ville et même si les stands sont au final un peu tous les mêmes (comme sur tous les marchés de Noël), c’est une agréable façon de découvrir Aix-la-Chapelle, une tasse de vin chaud à la main. Et c’est vrai qu’il est magnifique. Une fois au milieu de tous ces petits chalets en bois, impossible de ne pas succomber soi-même à la magie de Noël tellement apprécié des Allemands et des autres.

Lors de la visite du marché, impossible de passer à côté des Printen d’Aix-la-Chapelle, la spécialité culinaire de la ville. Il s’agit de petits biscuits aux nombreuses épices que vous trouverez à tous les coins de rues, que ce soit dans le marché ou dans des boutiques fixes spécialisées. Et les commerçants se front un plaisir de vous faire goûter un petit morceau pour vous convaincre et pour aussi vous permettre de tester avant d’acheter tout un paquet. En effet, du fait des nombreuses épices, je ne vous garanti pas que vous aimiez 😉 . Personnellement, j’aime moyen 🙂

Étant accompagnée par ma famille et mon mari qui ne connaissaient pas Aix-la-Chapelle, j’en ai profité pour leur montrer un peu le centre et visiter la cathédrale. Elle est petite à côté de celle de Cologne, les plafonds sont bas mais elle est magnifique! Principalement décorée de petites mosaïques à l’aspect neuf et de superbes vitraux, je trouve qu’on a l’impression que la cathédrale a été inaugurée il y a quelques jours! Voici deux photos aperçues qui malheureusement ne représentent pas vraiment le rendu complet.

Pour vois plus de photos, cliquez ci-dessous! J’en ai profité pour mettre des photos d’été qui datent de mon séjour au-pair 😉

-> Photos <-

2017 … en bilan

2017 touche demain à sa fin et une fois n’est pas coutume, voici un petit bilan de cette année écoulée. Cette fois, j’ai choisi de faire un bilan du blog car lui aussi a passé une belle année et voudrait le partager avec vous! Et finalement, ce bilan retrace assez bien mon année personnelle 🙂

2017, c’est plus de  24.000 visiteurs, plus de 400 likes et de 300 commentaires rien que sur le blog! Et pour tout ça, je vous dis un grand merci! Après plusieurs années, c’est toujours un plaisir d’échanger avec vous sur ces différents sujets et même si je diminue l’activité en 2018, je reste présente et espère pouvoir publier des articles qui continueront de vous plaire 🙂

En 2017, vous avez particulièrement aimé ces articles …

Sur ce mots, je vous souhaite de passer un bon réveillon de la St Sylvestre! Et je vous donne d’ores et déjà rendez-vous en janvier pour de nouveaux articles! A ce propos, je vous annonce que les articles seront désormais publiés les mercredis soirs!

Bonnes fêtes de fin d’année!

Vous l’aurez peut être remarqué, il n’y a pas eu d’articles la semaine dernière. Ce n’est pas un hasard puisque je commence un peu à ralentir la cadence de mes articles.

Comme vous le savez, je vais bientôt être maman et le temps me manque déjà pour l’écriture d’articles. De plus, j’avoue qu’après plus de sept en Allemagne, j’ai moins de choses à faire découvrir et je manque parfois d’idées pour le blog. C’est pourquoi je me suis décidée à diminuer le nombre d’articles pour pouvoir avoir le temps de vous préparer des écrits de qualité, même s’ils seront moins réguliers. J’essaierai tout de même de poster au moins une fois par mois, voire deux, mais plus sera certainement difficile ;).

Pour être sûr de rester informer des derniers articles du blog, différentes possibilités s’offrent à vous! D’abord, mettre le blog en favori, évidemment :). Vous pouvez aussi suivre le blog par mail (colonne de gauche), vous recevrez ainsi un mail à chaque nouvel article. Et vous pouvez encore vous abonner à la page Facebook. Celle-ci est et sera tenue plus régulièrement à jour :).

En attendant, je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d’année et je vous donne d’ores et déjà rendez-vous en 2018 🙂

Casse-noisette et le Roi des Souris

En ce début de la période de l’Avent, quoi de mieux que de se replonger dans un conte de Noël? Voici une histoire loin d’être inconnue, mais saviez-vous qu’elle avait été écrite par un Allemand, ETA Hoffman?

C’est le soir de Noël, chez Franz et Marie. Ils attendent la visite de leur oncle Drosselmeyer. Il est horloger et leur apporte souvent de bien étranges jouets qu’il fabrique lui même. Il raconte aussi de fabuleuses histoires…
Le voilà qui arrive ce soir là avec trois nouveaux incroyables petits automates et il sort de sa poche, une sorte de poupée en bois, droit comme un petit soldat, avec une grande bouche qui sert de casse-noisette, tout simple. Les enfants regardent ces nouveautés et Marie prend le casse-noisette pour voir de près comment il fonctionne. Franz veut à son tour s’en emparer. Il tire dessus, Marie ne le lâche pas et, ce qui devait arriver arriva, le casse-noisette se casse !
Marie commence à pleurer mais oncle Drosselmeyer s’empare vite du jouet et avec son mouchoir lui fabrique un pansement qui lui remet la machoire en place. Marie le remercie mais la maman de Marie en a assez de tout ce bruit et elle les envoie vite au lit.
– « Allez hop Franz! Hop Marie! Allez vite vous coucher. Vous êtes trop énervés ce soir ».
Marie part sagement dans son lit et laisse sa nouvelle poupée blessée dans un petit lit de poupée au pied du sapin.
L’oncle Drosselmeyer vient lui souhaiter bonne nuit et lui raconte une bien curieuse histoire.
– « Tu sais Marie, ce casse-noisette n’est pas une poupée ordinaire, c’est un jeune homme qui se cache à l’intérieur. Voilà sa véritable histoire :
Il y a longtemps un roi et une reine eurent une fille, la princesse Pirlipat, qui était devenue très laide à cause d’un mauvais sort lancé par le roi des souris. Les souris du château avaient cependant promis que si un jour un homme voulait délivrer la princesse de sa laideur il le pourrait. Il lui faudrait pour cela casser avec les dents une noix très dure et en donner son fruit à manger à la princesse.
Bien des jeunes gens étaient venus pour tenter de délivrer la princesse de ce mauvais coup du sort, mais, jusqu’à présent, ils s’y étaient tous cassé les dents.
Or, un jour, mon neveu, qui avait eu vent de cette histoire, se présenta au château. On lui apporta la fameuse noix très dure et, d’un coup de dent, d’un seul coup de machoire, il l’ouvrit et en offrit le fruit à la princesse. Elle croqua cette noix et, comme par enchantement, se transforma en une magnifique jeune fille.
Mon neveu, ébloui par tant de beauté, recula de trois pas pour saluer la princesse, comme il se doit. Faisant cela il marcha malencontreusement sur la queue d’une souris venue assister à à la scène. Le roi des souris, furieux de cet incident, lui jeta un sort et le transforma en casse-noisette en bois !
Bien sûr la princesse ne voulut pas d’un casse noisette comme mari, alors on le chassa du château.
Voilà la triste histoire de mon neveu le casse-noisette.
Allez Marie, dors bien et fais de beaux rêves! »

L’oncle Drosselmeyer éteignit la lumière, sortit et ferma doucement la porte; Marie commençait à peine à s’endormir. Elle n’arrivait pas à trouver le sommeil aussi décida-t-elle d’aller chercher son casse-noisette.
Elle se dirigeait vers le salon lorsqu’elle constata qu’il se passait des choses un peu bizarres. Elle ne savait pas exactement ce que c’était, si c’était elle qui rapetissait ou si tout se mettait à grandir autour d’elle.
Toujours est-il que bientôt toute une armée de souris, qui semblait descendre du sapin de noël, vint encercler Casse-Noisette. Le petit bonhomme se leva, appela à l’aide les soldats de bois de Franz et tous les autres jouets qui l’entouraient. Ils se mirent en route tous ensemble contre les souris.
Le roi des souris arriva et fonça directement sur Casse-Noisette. Voyant cela Marie attrapa son chausson, visa rapidement le roi et lança violemment sa pantoufle sur lui. Il tomba à terre, mort ou assomé. Les souris l’emportèrent et se retirèrent toutes du champ de bataille.
Casse-Noisette vint vers Marie pour la remercier.
– « Tu m’as sauvé la vie! Je ne sais comment te remercier! »
En disant cela il prenait vie et peu à peu se transformait en un magnifique jeune homme. Marie n’en croyait pas ses yeux.
– « Viens avec moi, lui dit-il, je vais t’offrir une belle promenade là où tu n’es encore jamais allée ».
Et, comme par magie, les voilà emportés dans un tourbillon de flocons de neige.

Dans leur valse folle ils voyagèrent dans les airs et se retrouvèrent devant la fée Dragée qui leur dit de sa douce voix :
– « Ah! vous voilà enfin! Je vous attendais pour le goûter. Venez vite jusqu’au royaume des gourmandises, au fabuleux pays des friandises
Le paysage était féérique : les chemins étaient en caramel, les fontaines prodiguaient des jets de grenadine, il y avait des maisons en nougat, des escaliers en biscuit, jusqu’au palais de la fée tout en choux à la crème, se dressant comme une immense pièce montée.
– Comme je suis contente de vous voir, continuait la fée Dragée. Votre voyage s’est bien passé?
– Oui, répondit Casse-Noisette, mais auparavant nous avons dû affrontrer l’armée des souris et, sans Marie, je crois bien que je serais mort à l’heure qu’il est.
Marie sourit, fière, d’avoir pu aider ce vaillant et beau garçon qui lui tenait la main.
– Allez, installez-vous, poursuivit la fée Dragée. Vous allez goûter en assistant au plus beau spectacle que je puisse vous offrir.
La belle fée conduisit alors les deux enfants vers une table magnifique où se dressait un gigantesque goûter. elle leur offrit de délicieux et succulents gâteaux accompagnés de boissons fraiches et chaudes dans une vaisselle étincelante.
Puis d’un coup de baguette magique, elle appella les artistes qui apparaissaient devant les yeux ébahis de Marie.

Le premier numéro était celui du Prince Chocolat qui exécuta une danse espagnole endiablée durant laquelle il frappait des pieds pour mieux en souligner le rythme ensorcelant.
Vint ensuite le café d’Arabie qui semblait flotter au dessus du sol comme un doux arôme qui faisait frémir les narines des enfants. Ce fut alors le moment du thé de Chine. Il bouillonnait en tournant comme un manège saluant à chacun de ses tours les enfants en joie.
S’élancèrent alors les courageux et intrépides petits bonbons russes à la menthe qui avaient préparé d’incroyables cascades et culbutes, puis un groupe de quelques danseuses en massepain qui apportèrent une touche légère et gracieuse à cette folle débandade.
Marie et Casse-Noisette applaudissaient de tout leur coeur.
Madame Gingembre vint prendre place sur scène avec une flopée d’enfants tous plus mignons les uns que les autres. Ils se lancèrent dans une époustouflante série de galipettes entrecoupées de rires qui fusaient de toute part.

Dans le calme qui suivit leur départ, une cascade de fleurs en sucre déferla dans la pièce. Elles ouvraient leurs pétales dorés en vagues successives, traversaient la pièce avec grâce et élaboraient d’élégantes compositions avant de se rejoindre toutes ensemble dans un magnifique bouquet final.

Après cette valse de fleurs, la fée Dragée refit son apparition, escortée d’un tout jeune homme. L’élégance et la grâce de leurs silhouettes donnaient à leur danse l’allure d’un tendre tête-à-tête.
– « Voilà comment je voudrais être quand je serai grande, se dit Marie en son for intérieur. Et je voudrais que toutes les fêtes soient aussi joyeuses et belles que celle-ci».
Marie descendit de son trône, embrassa la fée Dragée et remercia tous les danseurs. Puis elle prit la main de son prince et tous deux s’éloignèrent vers le futur.
Lorsque Marie ouvrit les yeux, elle était dans son lit. Casse-Noisette, son petit bonhomme en bois, était là, à ses côtés, le mouchoir autour de la tête. Marie ne savait plus trop quoi penser. Elle le regarda, dénoua le mouchoir et constata que la machoire s’était, comme par miracle, réparée. Elle ne savait vraiment plus du tout quoi penser.

On frappa alors à la porte.
– Entrez! claironna Marie!
Apparurent alors dans l’embrasure de la porte l’oncle Drosselmeyer et son neveu! Son neveu en chair et en os, en tout point identique au jeune homme du rêve de Marie.
D’un pas lent et solennel il se dirigea vers Marie et lui donna la main afin qu’elle descende de son lit.
Décidément à Noël tout est vraiment possible !